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Caleb Carr

Propos recueillis sur

 

 

Caleb Carr est né en 1955 à Manhattan et a grandi dans le quartier sud-est, où il habite toujours aujourd’hui.

En 1944, son père, Lucien Carr, écrivain et journaliste a tué à coups de poignards un instructeur scout qui lui faisait des avances un peu trop pressantes. Avec la complicité de Kerouac, il a jeté le corps dans l’Hudson River. Après avoir purgé une peine de deux ans de prison, il épousa Francesca von Hartz, dont il divorça quand Caleb avait 8 ans.
L’auteur reste très pudique au sujet de son enfance : « Il y avait beaucoup d’alcool et de violence à la maison quand j’étais petit » avoue-t-il.

L’Ange des ténèbres, selon lui, est une sorte d’autoanalyse par laquelle il souhaitait exorciser la violence de son enfance. Le sujet : une serial killer brutalise les enfants pour oublier les violences qu’elle a subies petite fille.
Il a fréquenté le collège de Kenyon et l’université de New York, où il s’est spécialisé dans l’histoire diplomatique et militaire des États-Unis. Il est alors déclaré « socialement indésirable » par ses maîtres ! À cette époque, Caleb fait également partie comme guitariste d’un groupe de rock-punk.

Il vit dans un deux pièces, au cinquième étage d’un immeuble de brique sombre, au sein du quartier populaire de Lower East Side à New York. Il aime les rues grouillantes, colorées et multiples de ce quartier qu’il ne quittera pour rien au monde, même pas pour le succès. Pourtant, sous son allure de « rocker intello » (cheveux longs, lunettes, voix grave), Caleb Carr est l’auteur de plusieurs best-sellers. « Je suis traduit dans des langues dont j’ignorais jusqu’à l’existence. » déclare-t-il avec humour.

Avant d’être consacré comme romancier, Caleb Carr était plus connu pour ses essais et ses articles que pour son œuvre romanesque. Il est l’auteur de plusieurs œuvres politiques ou militaires, parues notamment dans le New York Times et le Foreign Affairs. Il tient aussi un rôle d’éditeur dans un magazine spécialisé en histoire militaire, sans oublier qu’il a déjà travaillé pour la télévision, le cinéma et le théâtre.

En période d’écriture, Caleb Carr s’impose de dix à douze heures de travail par jour, penché sur son ordinateur, accompagné d'une musique adaptée au rythme de ses scènes et de ses personnages. Il se considère lui-même comme « une voix perdue dans le désert ». Son écriture est définie par les critiques comme un brassage des divers courants du polar ancien et moderne.

Ancré dans l’ambiance délétère de l’Amérique fin de siècle, son diptyque romanesque new-yorkais est remarquable pour la pertinence de son analyse psychologique : l’intérêt des intrigues n’est pas de découvrir qui est l’auteur du crime mais de comprendre ses motifs. Ce sont des thrillers historiques parfaitement documentés, sublimés par les descriptions détaillées des lieux, les personnages multiples et les intrigues à rebondissement. « Mon ambition est d’offrir une histoire et des personnages de qualité mais aussi d’apprendre quelque chose à mes lecteurs. À mon avis, ils en ont assez des romans intimistes, de tous ces épanchements d’auteur. » affirme l’auteur.

Un auteur qui ne mâche pas ses mots! Lisez l'article sur le quotidien du livre

 

 

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