accueil

 

 

Didier Daeninckx

photo © E.Borgers

 

 

Didier Daeninckx est né en 1949 à Saint-Denis, dans la région parisienne. Il suit à Aubervilliers des études jusqu'en seconde. Lui, prédestiné comme fils d’ouvrier à être instituteur, se rebelle. Du coup, étant considéré comme un échec aux yeux des autres, il est orienté vers la comptabilité. Viré du lycée le jour de la rentrée à dix-sept ans, il trouve un emploi d’ouvrier imprimeur un peu par hasard . Il y restera une dizaine d’années, apprenant sur le tas.

Mais lassé de ce boulot d’automate , il devient animateur culturel pendant trois ans. Mais, lecteur boulimique depuis l’âge de treize ans, son profond désir reposait sur l’écriture. Finalement, voulant décidé enfin de son avenir il devint journaliste (pigiste) dans plusieurs publications municipales et départementales.

Lorsque, malheureusement le chômage le touche, il se lance dans l'écriture d'un roman noir publié cinq ans plus tard, Mort au premier tour.

Une traversée de sept années de mûre réflexion stérile aboutit enfin à la publication de Meurtres pour mémoire qui sera alors suivi de plus de trente autres ouvrages confirmant une volonté d’ancrer les intrigues du roman noir dans la réalité sociale et politique .

Il ne délaisse pas pour autant la jeunesse pour laquelle il écrira des bandes dessinées et des ouvrages dans les collections Syros-Souris Noire, Flammarion et Page Blanche chez Gallimard.

Il est également l’auteur de nombreuses nouvelles (plus d’une centaine), de scénarios pour la radio et la télévision.

Didier Daeninckx travaille en tant que journaliste à amnistia.net, un quotidien en ligne d’information et d’enquêtes.

Il est un des porte-drapeaux de la littérature noire engagée politiquement. Son inspiration, il la trouve dans les faits divers, la vie quotidienne. C’est un homme qui aime s’imprégner de l’atmosphère du terrain, rencontrer des gens, prendre des photos, des notes. La réalité lui est nécessaire dans la composition de ses fictions. Il se plaît d’ailleurs à dire : "Je me balade et j'accumule un maximum d'informations, de livres. J'ai besoin de cette masse de documents. Ma manière de travailler, c'est l'obsession ". Sa définition du roman noir : " un roman de la ville et des corps en souffrance ".

Il détient de nombreux prix : Prix populiste, Prix Louis Guilloux, Grand Prix de littérature policière, Prix Goncourt du livre de jeunesse et, en 1994, la Société des gens de lettres lui a décerné le Prix Paul Féval de littérature populaire pour l’ensemble de son œuvre.

 

 

© 2002-2020 - Pascale Arguedas
Les textes et graphiques sont la propriété exclusive du site, ou de leurs auteurs lorsque indiqué. Ils ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Le site contient des liens externes vers d'autres sites. Le contenu et la présentation de ces sites demeurent la responsabilité de leur propriétaire.