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Carlo Goldoni

 

 

 

Carlo Goldoni est né le 25 février 1707 à San Tomà, à Venise. Sa famille paternelle est originaire de Modène. Carlo, esprit confiant, au tempérament paisible et joyeux, a un goût pour la lecture des auteurs dramatiques, avec une prédilection particulière pour Cicognini. Vers l'âge de neuf ans, ses lectures le poussent à écrire une petite comédie (Burattini) destinée au théâtre des marionnettes.

En 1719, il entre au collège des Jésuites de Pérouse. Après trois ans d'études, il s'initie à la philosophie chez les dominicains de Rimini. Deux ans plus tard, il s'enfuit du collège sur la barque d'une troupe de comédiens pour aller retrouver sa mère à Choggia. Il est placé, dans l'étude de son oncle, procureur du parquet à Venise.

Goldini suit les cours de jurisprudence à l'Université de Pavie. Mais il est expulsé du collège en 1725, pour avoir écrit Le Colosse, une satire contre les femmes de Pavie. Il rejoint sa famille à Choggia.

En 1728, il est nommé coadjuteur adjoint à la Chancellerie criminelle de Chioggia, puis se rend à Feltre comme vice-chancelier. C'est là que Goldoni présente au public ses premières compositions théâtrales. Après la mort de son père (1731), reçut docteur en droit, il commence de professer à Venise. Ses débuts ne furent pas faciles. Au cours de ces heures d'oisiveté forcées, il reprend la plume. Il épouse, le 22 août 1736, à Gènes, Nicoletta Connio, fille d'un notaire.

À Vérone, l'écrivain est présenté à Giuseppe Imer, du théâtre San Samuele de Venise, qui lui propose de devenir le « poète » attitré. C'est l'occasion tant attendue pour lui de suivre enfin sa véritable et irrépressible vocation. Bélisaire (1734) est sa première rencontre véritable avec le public, et le triomphe qu'il obtient prend pour le dramaturge une valeur d'augure. Goldini est alors plongé dans une véritable boulimie d'écriture, produisant près de deux cent vingt pièces en moins de vingt ans.

En 1747, Il rencontre à Livourne Girolamo Medebach, directeur de la compagnie du théâtre de San Angelo de Venise, qui lui offre un contrat de cinq ans.

Le dramaturge souhaite réformer la comédie italienne pour la rendre comparable à celle du XVIIe siècle français. En 1750 il expose dans Il Teatro comico les principes de sa réforme. Carlo Goldoni, que l'on surnomme le « Molière italien », d'abord fidèle à la tradition, va petit à petit parvenir à supplanter les pièces à canevas par des pièces écrites de bout en bout, retirant les masques des acteurs et composant de véritables « comédies de caractère ». Ses grandes oeuvres : La Locanderia (1753), Il Campiello (1756), La Villégiature (1761), Baroufe à Chioggia (1762), s'appuient sur le réalisme des situations, la peinture sociale, proches en cela des pièces de son aîné Marivaux.

Le comte Carlo Gozzi, homme de lettres et esprit mordant, traite Goldoni « d'useurs de plumes », d'auteur de « trivialités et bestialités poétiques ». L'irascible comte le bombarde de compositions satiriques, toujours médisantes, critiquant âprement la comédie « reformée » lui opposant la Commedia dell'Arte. Commence alors une guerre acharnée en faveur de la pureté linguistique et du théâtre traditionnel.

Goldoni, excédé et fatigué par tout ce tapage, prend la décision d'accepter l'invitation de Paris afin de soutenir la Comédie-Italienne en mauvaise posture. Il prend congé de son public, en 1762, avec une comédie, Un des Derniers soirs de carnaval. Il s'exile en France et demeure deux ans à la Comédie-Italienne, avant d'obtenir une place de professeur d'italien à la cour de Louis XV. Goldoni continue à écrire, mais en français, et produit, une pièce, au succès tardif, Le Bourru bienfaisant (1771). Le poète est appelé de nouveau à Versailles, en 1776, pour enseigner l'Italien aux sœurs de Louis XVI.

De 1784 à 1787, l'auteur octogénaire, presque aveugle et souvent malade, compose ses Mémoires. Elles furent éditées en trois volumes avec une dédicace à Louis XVI et une préface dans laquelle il exprime sa gratitude pour la France.

En 1792, l'Assemblée législative décrète la suppression de toutes les pensions de la cour. Goldoni , malade, se trouve réduit à l'indigence.

Le pauvre dramaturge s'éteint à Paris, le 6 février 1793, dans son appartement, rue de Pavée-Saint-Sauveur.

 

 

Bibliographie (Extrait)

1734 : Bélisaire

1739 : Manolo, homme accompli

1745 : Le Valet

1748 : La Veuve rusée

1749 : La Jeune Fille honnête

1750 : La Famille de l'antiquaire ; Le Café ; Le Menteur ; Paméla ; Les Caquets

1752 : Les Femmes jalouses

1753 : La Locandéria

1756 : Le Campiello

1759 : Les Amoureux

1760 : Les Rustres

1762 : Théodore le grondeur ; Barouf à Chioggia, un des derniers soirs de Carnaval

1763 : Les Aventures de Camille et d'Arlequin

1764 : L'Éventail

1771 : Bourru bienfaisant

1776 : L'Avare fastueux

1784-1787 : Les Mémoires

 

Biographie traduite en kotava.


 

 

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