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Alfred Musset

 

 

 

« C'était plus qu'un poète, c'était un homme. Il avait les dernières des vertus qui nous restent, la générosité et la sincérité. » Taine

Alfred de Musset naît le 11 décembre 1810 à Paris dans un milieu aisé et cultivé. Doué de grandes facilités, il fait ses études au collège Henri IV où il remporte de brillants succès. Jeune, il mène une adolescence dissipée de dandy. Il entreprend des études de droit et de médecine qu'il ne termine pas, et fréquente, dès 1828, le Cénacle romantique chez Hugo et Nodier, où il rencontre notamment Vigny, Mérimée et Sainte-Beuve.

Précoce, brillant, il publie à dix neuf ans son premier volume de vers, Contes d'Espagne et d'Italie, qui le fait connaître. Il décide alors d'écrire pour le théâtre, mais l'échec retentissant de la Nuit vénitienne le dégoûte de présenter ses pièces au public. La mort de son père en 1832 l'amène à se consacrer entièrement à la littérature et à en faire son métier.

En 1833, Musset rencontre celle qui doit être le grand amour de sa vie, George Sand. Tumultueuse, orageuse, leur relation s'interrompt momentanément l'année suivante. Après plusieurs ruptures violentes, cette passion prend définitivement fin, laissant à Musset la douleur d'un échec sentimental cuisant, mais donnant à son œuvre une profondeur qui lui manquait encore. Cette aventure lui inspire les Nuits (1835-1837). Il entreprend de fixer pour la postérité les principaux épisodes de son aventure passionnelle en publiant la Confession d'un enfant du siècle (1836).

Musset poursuit ensuite sa carrière d'auteur dramatique avec de nouvelles pièces, moins réussies que les précédentes, telles qu' Il ne faut jurer de rien (1836), Mimi Pinson, Il faut qu'une porte soit ouverte ou fermée (1845), On ne saurait penser à tout (1849). En 1838, il est nommé conservateur de la bibliothèque ministère de l'Intérieur, ce qui lui permet de mener une vie décente. Puis, en proie au «mal de vivre», il sombre dans la débauche, l'alcoolisme et la paresse. Ses œuvres se raréfient.

La perte de son emploi, en 1848, sans le réduire à la misère, le conduit à écrire des œuvres de commande.

En 1852, il est élu à l'Académie française, alors que le public s'était détourné de lui, que son théâtre commençait timidement à être représenté et qu'il n'écrivait pratiquement plus. L'année suivante, il est nommé bibliothécaire au ministère de l'Instruction Publique. Mais Musset n'écrit pratiquement plus et continue à boire.

Il meurt à Paris le 2 mai 1857.

 

Bibliographie (extrait) :

1828 : Un rêve

1829 : Les Contes d'Espagne et d'Italie

1830 : La Quittance du diable, La Nuit vénitienne ou les Noces de Laurette

1832 : Un spectacle dans un fauteuil

1833 : André del Sarto, Les Caprices de Marianne, Rolla

1834 : Fantasio, On ne badine pas avec l'amour

1835 : La Quenouille de Barberine, Le Chandelier

1835-1837 : Les Nuits

1836 : La Confession d'un enfant du siècle, Il ne faut jurer de rien

1837 : Un caprice

1838 : L'Espoir en Dieu

1840 : Poésies complètes - Comédies et proverbes (1ère édition), Une soirée perdue, Tristesse

1841 : Souvenir

1842 : Histoire d'un merle blanc

1844 : Contes

1845 : Mini Pinson

1449 : On ne saurait penser à tout

1850 : Carmosine

1851 : Bettine

1852 : Premières poésies (1829-1835), Poésies nouvelles (1836-1852)

1853 : Comédies et proverbes

1858 : L'Âne et le Ruisseau

1896 : Lorenzaccio

Bio-bibliographie écrite par Carole Garcia.


 

 

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