Échos de lecture et dernières chroniques

 

 

Récapitulation 2016

 

Voici la liste des ouvrages (re)lus en 2016. N'y figurent, bien sûr, que ceux qui ont favorablement retenu mon attention.

J'en ai chroniqué une trentaine, en ai fait l'écho d'autant — inventaire ci-dessous.

Espérant que certains ouvrages deviennent de nouvelles pistes de lectures pour vous ?

A l'année prochaine !

 

 


Chronique

 

Il y a des pisse-copies qui brouillent le paysage et il y a les « scribouillards » perfectionnistes que l’on attend impatiemment. Cela fait six ans que Xavier Hanotte nous fait poireauter. Enfin, un nouveau livre paraît : Du Vent ! On ne sait ce qui nous attend mais d’avance on sourit. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

J.-C. Carrière est toujours aussi passionnant : « C’est un chemin de paix en quinze chapitres. La notion de paix est très mystérieuse. Elle se définit en creux. La paix, c’est l’absence de guerre. Curieusement, on a peu écrit sur la paix. Le dernier, c’était peut-être Érasme, au XVe siècle. J’ai essayé de raconter l’histoire de cette paix. Dans une période où, justement, nous vivons ici dans la paix et la liberté alors que, dans le même temps, on ne cesse de nous répéter que nous sommes en guerre. »

La Paix de Jean-Claude Carrière, éditions Odile Jacob, 2016.

 


Chronique

 

Roman puissant et magnifique, prix Louis Guilloux 2012, qui renvoie à d’autres grands textes récents sur l’Algérie tels C’était notre terre de Mathieu Belezi (2008), Des hommes de Laurent Mauvignier (2009).(lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Écrit il y a soixante-cinq ans (en 1951), cet essai de l’un des pères de la contre-culture aux États-Unis n’a pas pris une ride :« J'ai toujours été fasciné par la loi de l'effort inverse : quand vous essayez de rester à la surface de l'eau, vous coulez ; mais quand vous essayez de couler, vous flottez. Écrit avec la conviction qu'aucun thème ne pourrait être mieux approprié à une époque où la vie humaine semble particulièrement précaire et aléatoire, mon livre soutient que pareille insécurité résulte de la volonté d'atteindre cette sécurité, et que, a contrario, salut et bon sens consistent à reconnaître le plus radicalement possible que nous n'avons aucun moyen d'assurer notre propre salut. »

Éloge de l’insécurité d’Alan W. Watts. Éditions Petite Biblio Payot 2015. Traduit de l’américain (États-Unis) par Benjamin Guérif. Titre original : The Wisdom of Insecurity.

 


 

Chronique

 

« J’ai voulu écrire une histoire d’amour. L’œuvre d’Elisée Reclus a suscité bien des hommages éloquents après sa mort, suivi d’un oubli en France de plusieurs dizaines d’années que n’ont pas comblé une cinquantaine de noms de rues. Une nouvelle vie lui est promise : une immortalité qui se manifeste dans le cœur des autres. » (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

"Je suis historien pour réparer le monde." Ivan Jablonka écrit des ouvrages forts, précieux. Sa révolte se dresse contre l'oubli et le silence, contre l'ordre des choses, l'indifférence, la banalité. C'est fin, documenté, réféchi, bien écrit, se lit comme une enquête. Impressionnant et passionnant.

Histoire des grands-parents que je n'ai pas eus d'Ivan Jablonka, éditions Points, 2013
Laëtitia ou la fin des hommes d'Ivan Jablonka, éditions du Seuil, 2016. Prix Médicis 2016.

 


Chronique

 

Pour entrer dans ce premier roman d’atmosphère réussi, il faut avoir le goût des lavis, de l’encre diluée et du brou de noix qui symbolisent son univers. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Parabole de la barbarie des hommes et du monde. Roman étonnant, dérangeant, puissant, fascinant, écrit dans une langue ample et flamboyante. Un univers glauque servi par une écriture superbe !

Règne animal de Jean-Baptiste Del Amo, éditions Gallimard, 2106.

 


Chronique

 

Roman terrifiant, absolument pessimiste et désespéré. Mais quel livre sur la déshumanisation du monde moderne ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Luc Lang a écrit un livre formidable ! Chef-d’œuvre ? Le temps le dira. Un grand livre de cette rentrée 2016, assurément. J'ai dévoré ses 538 pages, été totalement happée. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman si fort, si beau, si fouillé, si puissant, si intelligent, si ample, si intelligent d'un écrivain français contemporain. Et un livre qui laisse la part belle au lecteur !

Au commencement du septième jour de Luc Lang. Éditions Stock, 2016.

 


Chronique

 

Heureuse découverte que ce livre lu par hasard, simplement attirée par le titre et la belle photographie en noir et blanc de couverture qui représente un troupeau de moutons en transhumance. Nostalgique et plein de vie, Légende est magnifique ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Crue est une méditation sur la disparition, le vide, l'absence, l'effondrement, la survivance, le mystère de la vie, de la mort. Une méditation onirique et bouleversante sur tous nos déluges. C'est aussi un roman autobiographique qui bascule du côté du conte philosophique ou du roman fantastique, et rappelle Le Chat de Schrödinger. Magnifique !

Crue de Philippe Forest, éditions Gallimard, 2016.

 


Chronique

 

J'ai le sentiment de lire du Bouvier, du Lin Yutang, du Giono, du Cendrars, du Supervielle, et tant d’autres favoris, dans Vincent Hein. Pas étonnant que ses livres me nourrissent. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Une relecture lors d'une réédition. Ce recueil d'entretiens sur la littérature par l'un des plus grands écrivains français contemporains. Passionnant, toujours.

Le Roi vient quand il veut de Pierre Michon, éditions Albin Michel, 2016.

 


Chronique

 

Antonio Muñoz Molina, écrivain espagnol contemporain, fait partie de mon Panthéon littéraire. A chaque nouvelle parution, je suis tentée d’écrire que c’est son plus beau livre. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Relecture, quarante après. Ce roman, qui avait emporter tous les suffrages de mon adolescence, n'a pas pris une ride. Toujours formidable. Qu'il est bon de relire ses chefs-d'oeuvre !

Les Cavaliers de Joseph Kessel. Editions Folio, 1982.

 


Chronique

 

Quand un metteur en scène va-t-il enfin adapter à l’écran les romans d’Hugo Boris ? Ils s’y prêtent tellement ! Il est toujours là où l’on ne l’attend pas, chaque nouvel ouvrage est une heureuse surprise ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Conquise depuis belle lurette par les écrits du flamand Stefan Hertmans (Entre villes ; Le Paradoxe de Francesco). Ce nouvel opus à la mémoire de son grand-père, livre hybride d'une mélancolie Sébaldienne, est tout simplement magnifique !

Guerre et Térébenthine de Stefan Hertmans, traduit du néerlandais (Belgique) par Isabelle Rosselin. Éditions Gallimard, 2015.

 


Chronique

 

Des témoignages, sur la monstruosité de la terreur stalinienne, il en existe des dizaines. Celui d’Evguénia S. Guinzbourg, composé de deux volumes initialement publiés en français en 1967, est une référence. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Un entretien de Romain Gary à Radio-Canada quelques mois avant sa mort. Intéressant pour ceux qui ne le connaissent pas et beau tremplin pour rebondir sur son incontournable autobiographie : La Nuit sera calme.

Le sens de ma vie de Romain Gary. Editions Folio, 2016

 


Chronique

 

Klaus Mann, romancier, nouvelliste, essayiste, dramaturge, auteur de Journaux, brosse dans cette autobiographie sans confession la fresque tragique de son temps. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

Relecture jouissive de ce roman de Thomas Bernhard. L'un de ses meilleurs !

 


Chronique

 

Cinquante ans après parution, je relis ce texte d'avant-garde devenu un classique. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Octogénaire, Henry Miller n'avait rien perdu de sa verve ni de sa drôlerie libertaire. Pour preuve, ce seul texte écrit en français qui nous donne une joyeuse leçon de vie et d'intelligence.

J'suis pas plus con qu'un autre de Henry Miller, éditions Buchet-Chastel, 2015.

 


Chronique

 

Paris. Un étudiant en sociologie, refuse de passer sa Licence et ne se présente pas aux examens. Mieux, il décide de tout arrêter et petit à petit de vivre au point mort, espérant ainsi effacer symboliquement sa présence au monde. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Ce premier roman de Giosuè Calaciura est une parodie blasphématoire, une danse macabre hallucinée, un roman apocalyptique fascinant, construit comme un long monologue d’un mafioso sicilien s’adressant à un juge muet. Avec sa structure anaphorique proche de l’incantation, alliant hyperréalisme et sordide, fantastique et absurde, ce texte est tissé de somptueuses et saisissantes métaphores, marquées par la noirceur et l'ironie, le pessimisme et le cynisme. Il rappelle Où j'ai laissé mon âme de Jérôme Ferrarri. Deux textes forts et puissants, magnifiques.

Malacarne de Giosuè Calaciura, traduit de l’italien par Lise Chapuis. Editions Les Allusifs, 2007.

 


Chronique

 

Éloge de la diversité et de la beauté du monde, ce singulier et formidable voyage dans une vie intense invite le lecteur à prendre la sienne en mains. Politique, humanité, temps, vérité, subjectivité, Histoire, non-violence, passion, courage, lâcher prise sont les différents thèmes abordés avec une sincérité exemplaire. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

A l'image de ce titre magnifique, ce recueil de textes touchant à tout est d'une érudition souriante. Voyage dans les paysages magiques de l'esprit, leçon de sagesse et d'humour, ces pages ironiques et raffinées traduisent un immense goût de la liberté intellectuelle.

Le Bruit de la neige de Gilles Lapouge, éditions Albin Michel, 1996.

 


Chronique

 

Nous avions quitté Vincent Hein en 2008 A l’est des nuages. En 2010, accompagné de sa femme et de son fils, il s’éloigne de Pékin et voyage alentour. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Relecture de ce livre "monde", livre joueur, d'aventures, encyclopédique. Inépuisable...

La Vie mode d'emploi de Georges Perec.

 


Chronique

 

En épigraphe deux citations ouvrent ce journal d’un expatrié français en Chine. L’une de Nicolas Bouvier, l’autre du poète Song Yu. Elles donnent le la de ce beau carnet de route tenu de 2005 à 2008. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Biographie romancée d’Alexandre Grothendieck (1928-2014), fils d’un juif hassidique russe et d’une mère protestante allemande, tous deux anarchistes et révolutionnaires. Apatride jusqu’en 1971, leur fils, mathématicien de génie revêche à toute autorité, refuse la consécration en 1969 (médaille Fields) et le prix Crafoord en 1988. Récit d'une vie, cet Algèbre tient de la saga familiale comme de la grande histoire, depuis les camps de la mort jusqu'à nos jours. Il se lit d’une traite et permet de comprendre une époque, un mode de pensée, mais aussi la solitude de ceux qui remettent en question les systèmes, mathématiques, sociaux ou politiques.

Algèbre de Yan Pradeau. Edition Allia, 2016.

 


Chronique

 

Publié en Angleterre en 1988, au Seuil en 1991, chez Points en 2013, cette œuvre de Richard Hoggart se lit comme un roman où s'entremêlent autobiographie et analyse sociologique. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Au soir d'une carrière bien remplie de philosophe et de journaliste, André Gorz ne pensait qu'à elle, seulement à elle, qui l'avait soutenu toutes ces années dans l'ombre. Toute la passion et la reconnaissance qu'il avait pour D., Dorine, est magnifiquement décrite dans ces quelques pages pour garder une trace. Déclaration d’amour bouleversante après 58 années de vie commune (aussitôt suivies d’un suicide à deux, Dorine étant condamnée par maladie). « Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble. »

Lettre à D. – Histoire d’un amour d’André Gorz, éditions Galilée 2006.

 


Chronique

 

Rien à craindre est un livre pétri d’intelligence et de culture, mâtiné de nostalgie. On le lit, le relit, sans que jamais il ne perde de sa saveur. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Philosophe athée, Michel Onfray a lu le Coran dans ses différentes traductions. Son analyse et sa pensée s'inspirent des multiples interprétations, actions, et nous poussent à considérer la foi musulmane et la politique étrangère du monde sous un autre angle.

Penser l'Islam de Michel Onfray, éditions Grasset, 2016.

 


Chronique

 

Ce qui désirait arriver, va arriver, veut arriver. Treize nouvelles sur une survie baignée de mélancolie, de lutte inégale, où pourtant nul n’abandonne (ou presque). (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Premier roman paru chez Maurice Nadeau en 2006 et coup de maître. On suit une femme mal en point qui court après sa liberté. Années 60-70, toute une époque magnifiquement retranscrite. Belles formules, ton décalé, un poil d’humour et beaucoup de légèreté, tout en étant tendre et finalement lumineux.

Courir dans les bois sans désemparer, éd. LDP 2016.

 


Chronique

 

Entre continuité et fragmentation, le monde selon Goux n’en finit pas de créer des paradoxes, entraînant souvent une incompréhension au cœur même de l’amitié des hommes, sujet traité avec force, subtilité et beauté, dans ce nouveau roman où l’ombre s’allonge et nous glace le cœur. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Une novela et quatre nouvelles constituent ce recueil d’une grande force narrative. Excellent conteur, Colum McCann s’applique à dire la violence sociale, politique, militaire d’aujourd’hui en maintenant un malaise et une tension liée à l’irréductible mystère de l’existence. En flash-back, son enfance irlandaise est très présente (cf. La Rivière de l’exil, Ailleurs en ce pays) et offre un supplément d’âme à ces tragédies intimes qui soulignent une dévorante envie de vivre. Beau, puissant, subtil, ce recueil New-Yorkais explore les nombreuses façons de voir et de vivre un drame, terreau littéraire fertile au service d’une multiplication de prises de vue poignante.

Treize façons de voir de Colum McCann, traduit de l’anglais (Irlande) par Jean-Luc Piningre. Éditions Belfond, 2016.

 


Chronique

 

C’est Simon Leys, dans sa biographie, qui m’a mise sur la piste de ce remarquable témoignage écrit en 1938-39 et publié en 2000 à titre posthume, qui rappelle Seul dans Berlin, et raconte ce qu'était la vie des Allemands pendant l'instauration du nazisme (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Si le papier semble aujourd'hui menacé, le Livre, lui, se porte plutôt bien. Quand érudition et humour riment avec jubilation…!

N'espérez pas vous débarrasser des livres de Jean-Claude Carrière et Umberto Eco. Éditions Livre de poche, collection « Biblio essais », 2010.

 


Chronique

 

Comment résister à l'appel de Jack London sur cette Victoire, lancé en 1915 : « Avant tout et quelles que soient vos occupations, lisez Une victoire. Lisez ce livre, dussiez-vous mettre votre montre au clou pour l’acheter (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Akira Yoshimura (1927-2006) est un immense écrivain japonais, à découvrir ou à relire. En traduction française, une dizaine de romans et nouvelles, publiés aux éditions Actes Sud et Babel (poche).

 


Chronique

 

Pour les lecteurs de Jack London, voici un ouvrage passionnant qui nous plonge dans tout ce que l’on méconnaît de ce grand écrivain : les coulisses de son œuvre (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Claude-Pujade Renaud s’intéresse à Søren Kierkegaard — théologien protestant et philosophe danois (1813-1855) dont l’œuvre est considérée comme une première forme de l'existentialisme. Il est mis en lumière par une femme de l’ombre, son seul amour, perdu, qui explore les dimensions poétiques et tragiques de ce penseur qui ne se voulait pas philosophe. Personnage énigmatique se révélant et se dérobant à travers le tissage entre l’existence et l’œuvre. Beau roman, sur une musicienne et un mélancolique, également.

Tout dort paisiblement, sauf l'amour de Claude Pujade-Renaud. éditions Actes Sud, 2016.

 


Chronique

 

Faut-il être un fervent lecteur de ce lettré confucéen pour s’intéresser à sa formidable biographie signée Philippe Paquet, l’une des meilleures lues ces dernières années (avec celle de Philippe Forest sur Aragon). (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Récit vécu par un groupe de cinq hommes de nationalité différente — en 1863 au large de la Nouvelle-Zélande — qui a probablement inspiré Jules Verne et son Île mystérieuse. Très bel exemple de l'intelligence humaine au coeur d'un drame.

Les Naufragés des Auckland de François Edouard Raynal, éditions La Table Ronde, collection "La petite vermillon", 2011.

 


Chronique

 

« Quatre silhouettes blanches s’éloignent dans le faisceau des phares, en direction du vieil olivier. Plusieurs fusils les suivent dans l’ombre. Quatre corps s’effondrent dans la lumière laiteuse des feux de route. Les premiers lambeaux rouges du petit jour apparaissent dans la campagne fraîche, à jamais veinée de sang. On perçoit le vent par-dessus le vent, le silence par-dessus le silence. » (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

En compagnie d'Antonia Pozzi, Levi, Rigoni Stern et Thoreau, un récit initiatique beau et élégant, sobre et pudique, d’un équilibre émouvant... Mesuré et suggestif, visuel et descriptif, sensible et poétique, Le Garçon sauvage dessine un chemin vers le dénuement et l'apprentissage (ou pas) de la solitude.

Le Garçon sauvage de Paolo Cagnetti, traduit de l'italien par Anita Rochedy, éditions Zoe 2016.

 


Chronique

 

C’est sur un air faussement léger et sous le regard candide d’un enfant que Hwang Sok-Yong a choisi de continuer son impitoyable et bouleversante peinture du régime politique, économique et social de Corée (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Déjà Rêve général m'avait emballée et La Silhouette, c'est peu peut-être plus. Livre profond & léger, drôle & poétique, tout en étant noir & piquant, vif & sarcastique. Tout y est décalé, tendre, épicé. Grand plaisir !

La Silhouette, c'est peu de Nathalie Peyrebonne, éditions Phébus, 2015.

 


Chronique

 

Dans ce livre hybride qui rassemble confidences, récits et fragments, analyses et interrogations, André Bucher revient sur ce qui le constitue et traduit sa singularité dans le panorama littéraire français (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Un vieil orme rouge accueille les cauchemards d'un homme endeuillé. Du rythme, une musique qui tend le jour comme un fil à plomb, puis, le coup de grâce : des pages intégrales de lumière rassemblées sur le fil rouge d'un lien invisible, le vif argent de l'âme. Une écriture précise, une prose poétique. L'art accompli du souffle, du cri et du silence pour dire la nudité de l'absence. Beau !

Le Grand Vivant de Patrick Autréaux, éditions Verdier, 2016.

 


Chronique

 

« Souvent, ai-je dit plus tard à Gambetti, nous nous laissons entraîner à exagérer tellement que nous finissons par tenir cette exagération pour le seul fait logique et nous ne voyons plus du tout le fait réel, rien que l’exagération poussée à l’extrême (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Une fable, lucide et cruelle, sur le mythe de l'enfant sauvage et sur les relations intimes qui unissent ou séparent l'homme de l'animal. Une écriture poétique et métaphorique, glissant vers le fantastique. Poignant, violent et d'une absolue beauté.

A la table des hommes de Sylvie Germain. Éditions Albin Michel, 2016.

 


Chronique

 

Extravagance et rire assurés avec Jean Echenoz (lire la suite en cliquant ici)!

 


Echo

 

C'est Christopher Nicholson et son Hiver qui m'a donné envie de relire Les Forestiers. Il demeure le plus beau roman de Thomas Hardy, devant Tess d'Uberville et Jude l'obscur.

Les Forestiers de Thomas Hardy. Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Antoinette Six et Robert Sctrick. Éditions Phébus, collection "Libretto", 2009.


Chronique

 

Jens Christian Grondahl est un Modiano danois. Ses livres baignent dans des atmosphères mélancoliques où l'on tombe délicieusement amoureux du banal (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Naviguant entre biographie et roman, ce beau livre sur la fin de Thomas Hardy (1840-1928) ravira ses lecteurs et toutes celles et ceux que le thème de l'amour et ses illusions en littérature attire.

Hiver de Christopher Nicholson. Traduit de l'anglais par Lucien d'Azay. Édition Quai Voltaire, 2015.

 


Chronique

 

Certainement passé au tamis du gueuloir — tant la forme et le fond, âpres et violents, précis et léchés, s'harmonisent pour tisonner notre âme (lire la suite en cliquant ici).

 


Echo

 

Captivante et incontournable biographie qui deviendra assurément une référence ! 900 pages denses et documentées qui montrent les différentes facettes, les nombreux paradoxes et ambigüités d'un homme mystérieux et jusqu'auboutiste. Ce portrait formidable d'une destinée remarquable se lit comme un roman grâce à la qualité du récit, la franchise et la lucidité de Philippe Forest, qui n'ôtent rien à l'admiration. Magnifique miroir, nécessairement éclaté, d'une époque éblouissante et terrible où l'art, la politique et l'Histoire tourbillonnent autour d'un « jeu terrible ».

Aragon de Philippe Forest. Editions Gallimard, collection "NRF Biographies", 2015.

 

 

 

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