Échos de lecture et dernières chroniques

 

Echo

 

- Un fils obéissant de Laurent Seksik, éd. Flammarion, 2018 : très beau récit autobiographique sur la relation père-fils de ce médecin devenu écrivain. Lucidité, amour, tendresse et larmes. Un hommage bouleversant !

- Pardon pour l’Amérique de Philippe Rahmy, éd. La Table ronde, 2018 : un livre choc sur l'Amérique, la misère, la solitude, la peur, les laissés-pour-compte, les prisonniers, les vétérans fous revenus d'Irak, les travailleurs exploités, les exilés, les sans voix, les riches racistes décomplexés de Floride qui vénèrent Trump. En alternance, des souvenirs d’enfance de cet homme atteint de la maladie de verre. Terrible et remarquable !

- La Douce indifférence de Peter Stamm, éd. Bourgois, 2018. Une réflexion sur les confusions de la vie, les obsessions de l'existence, la portée de la littérature, la différence entre le vécu et le récit qui en est fait, frôle sans cesse les abîmes. Poursuivant la recherche sur la vérité et l'imaginaire et le jeu avec la réalité initiée dans L'un l'autre, Peter Stamm nous donne un livre troublant, dérangeant, diablement virtuose.

- Dialogues sous les remparts d’Oya Baydar, traduit du turc par Valérie Gay-Aksoy, éd. Phébus, 2018. Oya Baydar, 77 ans, fait le point (après son prodigieux roman Et ne reste que des cendres) sur son combat pour la démocratie et sur l’état de son pays, sur les Kurdes, leurs luttes, leurs partisans, leurs plaies, leurs erreurs, leurs relations avec les Turcs. Sous la forme d’un dialogue poignant entre deux voix, la Turque et la Kurde de Turquie, des questions essentielles sont posées dont on cherche toujours les réponses.

 


Chronique

 

Lyonel Trouillot nous offre encore un magnifique ouvrage, de ceux que l’on referme habité et que l’on se promet de relire...(lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Trois fois la fin du monde de Sophie Divry, éd. Noir sur Blanc, 2018 : roman étonnant sur le mythe de Robinson Crusoe (celui de Defoe et de Tournier) en version moderne. Il renvoie au Mur invisible de Marlen Haushofer et à La petite lumière d’Antonio Moresco. Belle plongée dans ce qui fonde l’humanité au cœur de la solitude et de la nature.

- L’Abattoir de verre de JM Coetzee, éd. Seuil, 2018 : roman sous forme de nouvelles, en compagnie d’une vieille connaissance, Elisabeth Costello. A la fois terre à terre - en prise avec l’actualité politique, humaine et animale - et métaphysique voire philosophique sur la fin de vie, la maladie, la mort, ce roman est surtout un très beau portrait de femme. En sept tableaux, l’écrivain évoque en vrac le désir, la liberté, la transmission, le legs. Étrange et beau.

- Par les écrans du monde de Fanny Taillandier, éd. Seuil, 2018 : roman-essai-critique sur les attentats du 11 septembre qui pousse l’écrivain à réfléchir au lien puissant entre images et pouvoir. C’est un ouvrage fort, complexe, intriguant, dérangeant, marquant.

- Les Billes de Pachinko d’Elisa Shua Dusapin, éditions Zoé, 2018: presque aussi beau que Hiver à Sokcho, bien plus ambigu. Ce nouveau roman questionne toujours l’identité culturelle à travers des errements existentiels, des appartenances hasardeuses, l’incongruité des rapports affectifs. Très étrange et à la fois très prenante quête des origines, grâce à un style personnel qui joue en permanence sur les décalages.

 


Chronique

 

Aussi beau que son titre prometteur, ce neuvième roman d’André Bucher semble être la quintessence de toute son œuvre. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

L’écrivain gallois Ken Follett s'est spécialisé dans les romans historiques au long cours. Cet été j’ai dévoré sa trilogie sur le XXe siècle (3000 pages) : La Chute des géants (Fall of giants, 2010), centré sur la guerre 14-18 ; L’Hiver du monde (Winter of the world, 2012), sur la Seconde guerre mondiale ; Aux portes de l’éternité (Edge of eternity, 2014) sur la période de la guerre froide jusqu’à la chute du Mur de Berlin. Mettant en scène une foule de personnages, réels ou inventés, se promenant entre l’Europe occidentale, l’URSS et les Etats-Unis, il revisite le siècle en mêlant soif de pouvoirs, pièges, manigances, alliances et complots. Passionnant !

Éditions Livre de poche 2012, 2013, 2016. Traductions de Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert, Dominique Haas.

 


Chronique

 

Ce tombeau de papier adressé au frère aîné défunt, cet éloge à la littérature par le biais de Bartleby le scribe de Melville auquel il ressemblait, font de ce texte d’une grande beauté un de mes préférés. (lire la suite en cliquant ici)

 


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- La tempête de Juan Manuel de Prada. Traduit de l’espagnol par Gabriel Iaculli. Éditions Points, 2002. Roman foisonnant et baroque mêlant polar, philosophie, vision de l’art perçu comme religion du sentiment, dans une écriture somptueuse. Roman d’atmosphère aussi, sur Venise l’hiver, sa lumière, son humidité… ça poisse, ça colle, ça intrigue, ça flingue mais que c’est beau ! Prix Planeta 1997.

- Le Septième voile de Juan Manuel de Prada. Traduit de l’espagnol par Gabriel Iaculli. Editions Points. 2010. Un pavé de huit cents pages qui se situe entre le polar et le roman historique. Roman à surprises et à tiroirs, une trame complexe, un mille-feuille ambitieux qui s'attaque au combat manichéen des collaborationnistes et des résistants dans la France occupée. Une histoire faite d’héroïsme, mais aussi de trahison, d’abjection, et de mensonge. Magnifique et passionnant roman d’aventures aux multiples rebondissements, qui conduit le lecteur de la France occupée à l’Espagne franquiste et à l’Argentine d’aujourd’hui.

 


Chronique

 

Je suis très sensible à la poésie de François de Cornière. Je la lis, la relis, y reviens sans cesse car elle touche, l’air de rien, à une intériorité universelle. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Les Soldats de Salamine de Javier Cercas, traduit de l'espagnol par Elisabeth Beyer et Aleksandar Grujicic. Editions Babel, 2004. Relecture captivante de ce chef-d'oeuvre espagnol porté par une réflexion profonde sur l'héroïsme et le devoir de réconciliation.

- La chambre d’ami de James Lasdun. Traduit de l’anglais par Claude et Jean Demanuelli. Éditions Sonatine, 2017. Un roman noir étrangement nonchalant, miné par une tension souterraine où la rancœur éteinte du passé se mêle au désir coupable et à la convoitise.  Entre brutalité des sentiments et jeu des dissimulations, voici un excellent petit "jeu cruel" entre amis.

 


Chronique

 

Ce troisième volet de Buru Quartet voit notre jeune héros, épris de liberté et de justice, prendre un nouvel élan. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Ciel d'acier de Michel Moutot. Editions Points, 2016. Des rives du Saint-Laurent à la fin du XIXème siècle à la construction du One World Trade Center à New York — en passant par le Golden Gate de San Francisco et les Twin Towers de New York — Michel Moutot relate la vie de quatre générations d’Indiens Mohawks, travailleurs de l’acier. En une chronologie éclatée, cette fresque passionnante raconte autant l'histoire d'une tribu que celle de l'Amérique se construisant, puis s'effondrant. Superbe !

- Une femme à Berlin. Traduit de l’allemand par Françoise Wuilmart. Éditions Folio, 2008. En Allemagne après la seconde guerre mondiale, un rideau de fer de la mémoire s'abattit sur la question des viols russes, taboue au regard des crimes commis par les nazis. L’auteur de ce journal extraordinaire était une jeune et jolie femme de 34 ans. Forte, cultivée, cette journaliste avait parcouru l'Europe et parlait plusieurs langues, dont le russe. Elle était à Berlin quand les soldats soviétiques sont entrés dans la ville, pillant et violant les femmes par dizaines de milliers (100 000, selon les historiens). Elle a subi des viols à répétition, puis choisi d'être l'objet sexuel d'un militaire gradé, qui la protégeait de la sauvagerie collective, et lui assurait de la nourriture, dans le chaos d'un quotidien troué par les bombardements et obsédé par la faim. Elle a tout consigné dans son journal, d'une manière factuelle, sans s'apitoyer sur elle-même ni laisser rien passer : le quotidien dans un immeuble en ruine, la faim, l'humiliation de la défaite. Un mélange de dignité, de cynisme et d'humour. Un témoignage terrible.

 


Chronique

 

Ce roman est en partie inspiré par une révélation posthume à propos d’Anatole Broyard. (lire la suite en cliquant ici)

 


Chronique

 

Ce deuxième roman de la trilogie rothienne (Pastorale américaine, J’ai épousé un communiste, La Tache) est celui de la trahison, de la vengeance et surtout une dénonciation du maccarthysme...(lire la suite en cliquant ici)

 


Chronique

 

Prix Pulitzer et prix du Meilleur Livre étranger en 2000, adapté à l’écran en 2016 par Ewan McGregor, Pastorale américaine est le premier tome de la fameuse trilogie américaine... (lire la suite en cliquant ici)

 


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- Une mite sous la semelle du Titien de Lambert Schlechter. 7ème opus du cycle Le Murmure du monde. Écriture fragmentée et philosophique qui fouille l’intime, le beau, le rêve, la passion, le savoir, les sensations, les émotions et les saveurs. La lecture de cet érudit voyageur, poète, jouisseur avéré et mystique mécréant, est toujours aussi délectable. Éditions Tinbad, 2018.

- Le jour où mon père s’est tu de Virginie Linhart. A l’occasion du 50e anniversaire de Mai 68, se poser la question de son héritage en relisant Virginie Linhart, fille d'un ex-leader maoïste, qui se demandait en 2008 comment les enfants des soixante-huitards avaient vécu ces années, les valeurs qu’ils en avaient tirées, ce qu’ils sont devenus. Cette enquête générationnelle sur les soixante-huitards et leurs enfants, nourrie par les témoignages de fils ou filles de révolutionnaires, décrit une enfance chahutée, une éducation laxiste, de jeunes vies sacrifiées sur l'autel du militantisme. Ces enfants de leaders politiques ont en général pris le contre-pied de leurs parents en ce qui concerne le rapport à la politique, à l’éducation des enfants, aux mœurs sexuelles, à l’individualisme. Éditions Points, 2018.

 


Chronique

 

Je lis depuis longtemps les chroniques de Philippe Lançon sur Libération. Elles évoquent autant la littérature que le théâtre ou la peinture. (lire la suite en cliquant ici)

 


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- Croquis d’une vie de bohème de Lesley Blanch. Intéressants Mémoires de la première épouse de Romain Gary, déjà croisée, passionnément, dans Un regard particulier. Iconoclaste et traditionnelle, cette femme libre à la plume acerbe et au caractère trempé était une voyageuse impénitente. Attachante, étonnante, confidente... Traduit de l’anglais par Lucien d’Azay. Éditions La Table Ronde, 2018.

- L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau d’Oliver Sacks. Neurologue de renom, Oliver Sacks nous invite à une fantastique plongée dans les déficiences mentales. Lorsque la médecine s’occupe non seulement du corps mais aussi de l’esprit, et même de l’âme… Passionnant ! Traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Édith de la Héronnière. Éditions Points, collection "Essais", 1988.

 


Chronique

 

Ces lettres, formidables, sont la véritable respiration d'une passion. Elles mettent en scène un homme amoureux d'une femme autant que de la musique. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Tombée des nues de Violaine Bérot. Après son magnifique roman sur l’emprise (Nu, sous la lune), Violaine Bérot récidive avec ce texte, polyphonique et en forme de puzzle, sur un déni de grossesse. Exercice de style, travail sur la forme, le rythme, les entames de paragraphes, l’absence de point. Un jeu d’écriture réussi. Éditions Buchet Chastel, 2018.

- Le Figurant de Didier Blonde. Un livre comme un long plan-séquence. L'écrivain se souvient d'une jeune figurante croisée sur le tournage de Baisers volés de Truffaut. 50 ans après il part à sa recherche. C’est du Modiano version cinéphile et c’est très beau. Éditions Gallimard, 2018.

 


Chronique

 

Quelle prodigieuse correspondance amoureuse ! Une passion solaire et tourmentée qui flamboie, embrase, transporte. Un trésor ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Le Motel du voyeur de Gay Talese. Enquête — stupéfiante, terrifiante, fascinante — d’un voyeur dévoilant son Journal à un écrivain. Enquête qui se situe entre De Sang froid de Truman Capote et Le Journaliste et l’assassin de Janet Malcom. Traduit de l’américain par Mireille Cordillot et Lazare Bitoun. Éditions du sous-sol, 2016.

- L’Infirme aux mains de lumière d’Edouard Estaunié. Magnifique et bref roman datant de 1923. L’univers humaniste et l’écriture rappellent Jacques Chauviré, c’est dire ! Éditions Le Festin, collection "L'Eveilleur", 2016.

 


Chronique

 

Onzième volume des Rougon-Macquart. En 1864, au cœur d'un Paris bouleversé par les grands travaux haussmanniens, se dresse le Bonheur des Dames, immense magasin de prêt-à-porter féminin. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- L'Intranquille - Autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou de Gérard Garouste avec Judith Perrignon."Il n'avait pas pu faire héros. Alors il avait fait salaud". Entre stupeur, rage et expiation, ce très beau livre, sombre, profond, d'une sincérité désarmante raconte l'enfance, le père antisémite et la folie, aux trousses d'un immense artiste. Éditions L'Iconoclaste, 2011.

- Les Rêveurs d'Isabelle Carré. Les difficultés à grandir entre des parents mal unis : un père homo, grand designer et une mère emmurée. Comment grandir auprès de parents occupés à trouver leurs propres voies si ce n'est en souffrant. Seul refuge, pour elle, le théâtre puis le cinéma. Éditions Grasset, 2018.

 


Chronique

 

Ce quinzième volume des Rougon-Macquart, qui suit L’Œuvre, est une terrible évocation de la paysannerie du XIXe siècle. (lire la suite en cliquant ici)

 


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- Là-bas, août est un mois d’automne de Bruno Pellegrino. Magnifique premier roman qui s'inspire librement de la vie du poète Gustave Roud et de sa sœur Madeleine. Entre autarcie et symbiose, voici un éloge de la lenteur et de la liberté dans un monde bruissant de couleurs et de sensations. Éditions Zoé, 2018.

- L'Oubli de Philippe Forest. Encore un ouvrage fascinant, hybride, poétique, troublant, énigmatique, insolite, une fable dans la lignée du Chat de Schrödinger et de Crue... Philippe Forest est un écrivain fabuleux ! Éditions Gallimard, 2018.

 


Chronique

 

L’univers littéraire, personnel et singulier, de Dominique Barbéris me touche infiniment. De livre en livre, je suis séduite par ses atmosphères, sa simplicité, sa précision, son élégance. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- C’était mieux avant de Michel Serres. Maturité, recul, lucidité, humour. Michel Serres, toujours aussi pertinent et réjouissant. Éditions Le Pommier, 2017.

- L’Est d’Andrzej Stasiuk. Un voyage en Sibérie, Mongolie, Chine, Kirghizstan ramène invariablement ce grand écrivain polonais vers son passé, sa terre natale. L'électrification massive de la campagne, l'exode des paysans vers la ville, l'industrialisation à outrance, le rêve brisé du communisme, le déracinement, les déportations des minorités, les déplacements de populations. Traduit du polonais par Margot Carlier. Éditions Actes Sud, 2017.

 


Chronique

 

Cette œuvre majeure, jusqu’alors injustement ignorée en France, vient d'être rééditée et c’est un chef-d’œuvre ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Hautes solitudes d’Anne Valleys. L’auteur part l’été retrouver la Grande Carraire des Provences, cette route mythique qui menait en transhumance des milliers de brebis du pays d’Arles jusqu’au Laverq (Alpes-de-Haute-Provence). 380 km en 20 jours. Son carnet de bord est une bouffée d’air pur, écrit dans une langue poétique, précise, pleine d'images et de mots rares. Description des paysages, richesse des rencontres, importance de l'Histoire pastorale. Emerveillement de lecture. Éditions La Table ronde, 2017.

- Le Bonheur. Un idéal qui rend malheureux de Wilhem Schmidt. Cet antimanuel donne le change aux prophètes du bonheur en déclinant, avec une rigueur et une concision implacables, toutes les raisons pour lesquelles nous avons mieux à faire qu'être heureux. Excellent ! Traduit de l'allemand par Olivier Mannoni. Éditions Autrement, 2014.

 


Chronique

 

Ce livre sur la peinture, Zola le couve depuis plusieurs années et met neuf mois à l’accoucher, restituant formidablement la vie de bohème des jeunes peintres des années 60 et 70, ceux précisément qu’il a fréquentés. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- En camping car d’Ivan Jablonka. Le camping car pendant les vacances fut un milieu propice à l'épanouissement de l'enfant qui apprit l’insouciance, la vie en communauté, les copains, le monde, l'ouverture d'esprit, la lecture et la culture, la liberté. C’est aussi et surtout l’histoire et la sociologie de la liberté. Très intéressant. Éditions du Seuil, 2018.

- Palabres de John Berger. Dernier livre de cet écrivain britannique, mort l’année dernière. Également scénariste, critique d’art, peintre et dessinateur, il nous laisse des notes et des dessins qui évoquent Rosa Luxemburg, Albert Camus, Charlie Chaplin, des amis peintres, une chanteuse, la photo, des scènes quotidiennes. Mais aussi la mondialisation, la vacuité des discours politiques. C’est une invitation à résister, à patienter, solidaires tout en s’interrogeant sur notre rapport au langage et aux signes. Magnifique ! Éditions de L’Olivier, 2018.

 


Chronique

 

Époustouflant roman qui brosse en une fresque humaine, artistique, historique, l’aventure de l’impressionnisme. (lire la suite en cliquant ici)

 


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- Cœurs silencieux d’Anne Brécart. Entre mémoire et oubli, l'histoire d'un amour perdu, puis retrouvé. Roman d’atmosphère, doux, nostalgique, automnal. Poésie de l'instant, de la fragilité ; indicible pouvoir du temps, du silence, des non-dits ; omniprésence de la nature. Très beau roman. Editions Zoé, 2017.

- Les étés de Marie-Hélène Lafon. Cours texte d’admiration sur la force et le pouvoir de la langue de Ramuz. Un bijou ! Editions La guêpine, 2016.

 


Chronique

 

Cette histoire stambouliote d'un vendeur de boza* d'Orhan Pamuk rejoint celles, chinoises, de Lao She. Istambul - souvenirs d’une ville, D’autres couleurs, Gens de Pékin, Quatre générations sous un même toit, sont de grands livres, foisonnants, instructifs, politiques, sociologiques, panoramiques et à hauteur d'homme. Des livres passionnants ! (lire la suite en cliquant ici)

 


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- Il y avait des rivières infranchissables de Marc Villemain. Ce recueil de nouvelles sur les premiers émois amoureux est d’une tendresse, malgré quelques violences… jusqu’au plus intime, tout sonne juste : la naissance de la sensualité, l’hésitation des premières fois, la grande beauté des petites choses… Tout en délicatesse, élégance, légèreté et vérité, c’est aussi l’histoire d’une génération (20 ans dans les années 80). Nostalgique et romantique, sans jamais être mièvre. Écriture magnifique de précision et de douceur. Éditions Joëlle Losfeld, 2017.

- Littérature vagabonde de Jérôme Garcin. Relecture de ces délicieuses promenades littéraires, familières et savantes, découvertes il y a 25 ans. On se sent entre amis, c’est pour cela qu’on les relit avec autant de plaisir. Ils sont 43 invités dont Julien Gracq, Henri Thomas, André Dhôtel, Jean Carrière, Philippe Jaccottet, Julien Green, Jean Meckert, Pierre Sansot, Bernard Frank, Michel Tournier. Editions Flammarion, 1992.

 

 

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