Échos de lecture et dernières chroniques

 

 

 

 

Echo

 

- Tombée des nues de Violaine Bérot. Après son magnifique roman sur l’emprise (Nu, sous la lune), Violaine Bérot récidive avec ce texte, polyphonique et en forme de puzzle, sur un déni de grossesse. Exercice de style, travail sur la forme, le rythme, les entames de paragraphes, l’absence de point. Un jeu d’écriture réussi. Éditions Buchet Chastel, 2018.

- Le Figurant de Didier Blonde. Un livre comme un long plan-séquence. L'écrivain se souvient d'une jeune figurante croisée sur le tournage de Baisers volés de Truffaut. 50 ans après il part à sa recherche. C’est du Modiano version cinéphile et c’est très beau. Éditions Gallimard, 2018.

 


Chronique

 

Quelle prodigieuse correspondance amoureuse ! Une passion solaire et tourmentée qui flamboie, embrase, transporte. Un trésor ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Le Motel du voyeur de Gay Talese. Enquête — stupéfiante, terrifiante, fascinante — d’un voyeur dévoilant son Journal à un écrivain. Enquête qui se situe entre De Sang froid de Truman Capote et Le Journaliste et l’assassin de Janet Malcom. Traduit de l’américain par Mireille Cordillot et Lazare Bitoun. Éditions du sous-sol, 2016.

- L’Infirme aux mains de lumière d’Edouard Estaunié. Magnifique et bref roman datant de 1923. L’univers humaniste et l’écriture rappellent Jacques Chauviré, c’est dire ! Éditions Le Festin, collection "L'Eveilleur", 2016.

 


Chronique

 

Onzième volume des Rougon-Macquart. En 1864, au cœur d'un Paris bouleversé par les grands travaux haussmanniens, se dresse le Bonheur des Dames, immense magasin de prêt-à-porter féminin. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

Deux artistes se livrent, leur lourde histoire familiale expliquant leur sauvetage par l'art :

- L'Intranquille - Autoportrait d'un fils, d'un peintre, d'un fou de Gérard Garouste avec Judith Perrignon."Il n'avait pas pu faire héros. Alors il avait fait salaud". Entre stupeur, rage et expiation, ce très beau livre, sombre, profond, d'une sincérité désarmante raconte l'enfance, le père antisémite et la folie, aux trousses d'un immense artiste. Éditions L'Iconoclaste, 2011.

- Les Rêveurs d'Isabelle Carré. Les difficultés à grandir entre des parents mal unis : un père homo, grand designer et une mère emmurée. Comment grandir auprès de parents occupés à trouver leurs propres voies si ce n'est en souffrant. Seul refuge, pour elle, le théâtre puis le cinéma. Éditions Grasset, 2018.

 


Chronique

 

Ce quinzième volume des Rougon-Macquart, qui suit L’Œuvre, est une terrible évocation de la paysannerie du XIXe siècle. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Là-bas, août est un mois d’automne de Bruno Pellegrino. Magnifique premier roman qui s'inspire librement de la vie du poète Gustave Roud et de sa sœur Madeleine. Entre autarcie et symbiose, voici un éloge de la lenteur et de la liberté dans un monde bruissant de couleurs et de sensations. Éditions Zoé, 2018.

- L'Oubli de Philippe Forest. Encore un ouvrage fascinant, hybride, poétique, troublant, énigmatique, insolite, une fable dans la lignée du Chat de Schrödinger et de Crue... Philippe Forest est un écrivain fabuleux ! Éditions Gallimard, 2018.

 


Chronique

 

L’univers littéraire, personnel et singulier, de Dominique Barbéris me touche infiniment. De livre en livre, je suis séduite par ses atmosphères, sa simplicité, sa précision, son élégance. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- C’était mieux avant de Michel Serres. Maturité, recul, lucidité, humour. Michel Serres, toujours aussi pertinent et réjouissant. Éditions Le Pommier, 2017.

- L’Est d’Andrzej Stasiuk. Un voyage en Sibérie, Mongolie, Chine, Kirghizstan ramène invariablement ce grand écrivain polonais vers son passé, sa terre natale. L'électrification massive de la campagne, l'exode des paysans vers la ville, l'industrialisation à outrance, le rêve brisé du communisme, le déracinement, les déportations des minorités, les déplacements de populations. Traduit du polonais par Margot Carlier. Éditions Actes Sud, 2017.

 


Chronique

 

Cette œuvre majeure, jusqu’alors injustement ignorée en France, vient d'être rééditée et c’est un chef-d’œuvre ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Le Bonheur. Un idéal qui rend malheureux de Wilhem Schmidt. Cet antimanuel donne le change aux prophètes du bonheur en déclinant, avec une rigueur et une concision implacables, toutes les raisons pour lesquelles nous avons mieux à faire qu'être heureux. Excellent ! Traduit de l'allemand par Olivier Mannoni. Éditions Autrement, 2014.

- Palabres de John Berger. Dernier livre de cet écrivain britannique, mort l’année dernière. Également scénariste, critique d’art, peintre et dessinateur, il nous laisse des notes et des dessins qui évoquent Rosa Luxemburg, Albert Camus, Charlie Chaplin, des amis peintres, une chanteuse, la photo, des scènes quotidiennes. Mais aussi la mondialisation, la vacuité des discours politiques. C’est une invitation à résister, à patienter, solidaires tout en s’interrogeant sur notre rapport au langage et aux signes. Magnifique ! Éditions de L’Olivier, 2018.

 


Chronique

 

Ce livre sur la peinture, Zola le couve depuis plusieurs années et met neuf mois à l’accoucher, restituant formidablement la vie de bohème des jeunes peintres des années 60 et 70, ceux précisément qu’il a fréquentés. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Hautes solitudes d’Anne Valleys. L’auteur part l’été retrouver la Grande Carraire des Provences, cette route mythique qui menait en transhumance des milliers de brebis du pays d’Arles jusqu’au Laverq (Alpes-de-Haute-Provence). 380 km en 20 jours. Son carnet de bord est une bouffée d’air pur, écrit dans une langue poétique, précise, pleine d'images et de mots rares. Description des paysages, richesse des rencontres, importance de l'Histoire pastorale. Emerveillement de lecture. Éditions La Table ronde, 2017.

- En camping car d’Ivan Jablonka. Le camping car pendant les vacances fut un milieu propice à l'épanouissement de l'enfant qui apprit l’insouciance, la vie en communauté, les copains, le monde, l'ouverture d'esprit, la lecture et la culture, la liberté. C’est aussi et surtout l’histoire et la sociologie de la liberté. Très intéressant. Éditions du Seuil, 2018.

 


Chronique

 

Époustouflant roman qui brosse en une fresque humaine, artistique, historique, l’aventure de l’impressionnisme. (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Les étés de Marie-Hélène Lafon. Cours texte d’admiration sur la force et le pouvoir de la langue de Ramuz. Un bijou ! Editions La guêpine, 2016.

- Cœurs silencieux d’Anne Brécart. Entre mémoire et oubli, l'histoire d'un amour perdu, puis retrouvé. Roman d’atmosphère, doux, nostalgique, automnal. Poésie de l'instant, de la fragilité ; indicible pouvoir du temps, du silence, des non-dits ; omniprésence de la nature. Très beau roman. Editions Zoé, 2017.

 


Chronique

 

Cette histoire stambouliote d'un vendeur de boza* d'Orhan Pamuk rejoint celles, chinoises, de Lao She. Istambul - souvenirs d’une ville, D’autres couleurs, Gens de Pékin, Quatre générations sous un même toit, sont de grands livres, foisonnants, instructifs, politiques, sociologiques, panoramiques et à hauteur d'homme. Des livres passionnants ! (lire la suite en cliquant ici)

 


Echo

 

- Littérature vagabonde de Jérôme Garcin. Relecture de ces délicieuses promenades littéraires, familières et savantes, découvertes il y a 25 ans. On se sent entre amis, c’est pour cela qu’on les relit avec autant de plaisir. Ils sont 43 invités dont Julien Gracq, Henri Thomas, André Dhôtel, Jean Carrière, Philippe Jaccottet, Julien Green, Jean Meckert, Pierre Sansot, Bernard Frank, Michel Tournier. Editions Flammarion, 1992.

- Il y avait des rivières infranchissables de Marc Villemain. Ce recueil de nouvelles sur les premiers émois amoureux est d’une tendresse, malgré quelques violences… jusqu’au plus intime, tout sonne juste : la naissance de la sensualité, l’hésitation des premières fois, la grande beauté des petites choses… Tout en délicatesse, élégance, légèreté et vérité, c’est aussi l’histoire d’une génération (20 ans dans les années 80). Nostalgique et romantique, sans jamais être mièvre. Écriture magnifique de précision et de douceur. Éditions Joëlle Losfeld, 2017.

 

 

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