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Entretien avec Michèle Lesbre réalisé par Pascale Arguedas en avril 2009 à Paris

 

Michèle bonjour !

Bonjour Pascale !

 

 

Michèle, tu as grandi en province dans les années quarante et cinquante, avant de monter sur Paris. Institutrice puis directrice en école maternelle, tu as milité à l’extrême gauche. Naquirent, entre 1991 et 2003, nouvelles et romans noirs. Pourquoi cette couleur, que tu as abandonné depuis ?

Au milieu des années 80, alors que je lisais tous les grands auteurs américains de romans noirs des années trente, quarante, Hammet, Goodis, Chandler, Thomson, Mac Cain, est arrivé en France ce qu’on a appelé le néo-polar, issu de la mouvance d’extrême gauche et initié par Manchette. Cette mouvance se voulait être de la littérature à part entière et aussi regard sur la société du moment. C’est par cette porte que je me suis faufilée pour aboutir enfin des textes, aller au bout de ce désir auquel je n’arrivais pas à céder. C’était parfaitement cohérent avec mes préoccupations politiques. Après avoir écrit une première nouvelle pour les éditions de la Brèche qui fêtaient les vingt ans de mai 68, j’ai terminé mon premier roman, La Belle inutile. Les nouvelles que j’ai écrites entre 91 et 2003, une douzaine environ, sont toutes des commandes pour des causes diverses et variées. La nouvelle n’est pas ma distance spontanée, même si mes romans sont courts, mais je les écris volontiers quand elles sont une prise de parole, mais aussi parce que c’est un exercice qui finalement me plaît.

 

 

 

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