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La Voix écrite


Éditions Verdier

 

 

Patrick Autréaux, trente-cinq ans, est psychiatre aux urgences lorsqu’il apprend qu’il est atteint d’un cancer et qu’il va mourir. Après un traitement lourd il s’en sort miraculeusement, décide d’abandonner la médecine et de se consacrer à l’écriture. Au fil du temps, il signe une trilogie autobiographique sur son expérience (Dans la vallée des larmes, Soigner, Se survivre), publie un cabinet de curiosités, Le Dedans des choses, petit ouvrage important qui le libère du traumatisme de la maladie, lui permettant d’écrire plus tard une fiction romanesque, Les Irréguliers.

En réponse à une commande, il change de registre et publie en 2016 un texte superbe pour le théâtre, Le Grand Vivant. L’histoire d’un vieil orme rouge qui accueille les cauchemars d'un homme endeuillé. Du rythme, une musique qui tend le jour comme un fil à plomb, puis, le coup de grâce : des pages intégrales de lumière rassemblées sur le fil rouge d'un lien invisible, le vif argent de l'âme. Son écriture est précise, sa prose poétique. L'art accompli du souffle, du cri et du silence pour dire la nudité de l'absence.

En l'an 17, il revient dans La Voix écrite sur son histoire familiale, retrace son chemin d’homme, de médecin, d’écrivain, explique la place que tiennent la médecine et la littérature dans sa vie, honore les livres et les mystiques qui l’ont vitalement aidé, sans oublier un éditeur singulier surnommé Max, son premier, que l’on devine être Jean-Bertrand Pontalis, psychanalyste et écrivain, homme encourageant, confiant, parfois distant et devenu confident, que Patrick Autréaux accompagnera à son tour en 2012-2013 dans son dernier souffle.

La Voix écrite est une réflexion sur un cheminement intérieur. L’épreuve vitale a plongé durablement Patrick Autréaux dans un état de sidération et une solitude extrême. Seule la littérature des mystiques, des poètes, des survivants des camps et de quelques romanciers contemporains, a pu soulager son anéantissement. C’est donc à travers une tentative d’épuisement des maux et un espoir de relève, qu’il analyse les méandres et les gouffres de sa conscience de rescapé, tout en cherchant à passer le relais grâce à ses propres mots.

 

 

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