Les Enfants disparaissent


Éditions La Dernière Goutte. Traduit de l’espagnol (Argentine) par Frédéric Gross-Quelen.

 

 

 

Publié par une jeune maison d’édition strasbourgeoise qui compte dix ouvrages à son catalogue, Les Enfants disparaissent est un roman saisissant, mystérieux, insidieux. Un livre qui happe le lecteur, le tient serré, ne le lâche qu’à la toute dernière phrase, hébété, étrangement calme et pensif malgré l’histoire douloureuse qu’il vient de partager. On pourrait simplifier l’ouvrage en désignant une intrigue policière comme seul fil rouge : Macias Möll, vieil horloger handicapé, vit dans un fauteuil roulant. La journée, il répare des montres. Le soir, il court contre le temps, dévale la rue en pente qui donne sur une petite place. Ses records de vitesse ne sont homologués qu’en présence d’enfants qui lui font la fête. Or, à chaque record, des enfants disparaissent. Une enquête est menée. Macias Möll est désigné comme premier suspect. Un tel résumé serait cependant trompeur. Il n’évoquerait que la partie visible de l’univers dense et complexe qui se déploie dans ce roman riche de sous-entendus. Un roman tantôt grave tantôt joueur, où l’Histoire traîne dans son sillage des blessures et des cicatrices indélébiles, où les introspections deviennent des dénonciations corrosives, où les questions cependant restent ouvertes comme si le mystère ne devait jamais être levé.

 

 

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Cette note de lecture est parue dans le n° 973 (mai 2010) de la revue Europe.

 

 

 

 

 

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