
Celle qui n'était plus
(ou Les Diaboliques)

Éditions Gallimard, collection
"Folio policier".
«
De l’autre côté du couloir, des pieds glissent
sur le parquet de la chambre. Le lustre s’allume. Le bas
de la porte du bureau s’éclaire. Elle est derrière,
juste derrière, et pourtant, il ne peut y avoir quelqu’un
derrière. À travers l’obstacle, ils s’écoutent,
le vivant et le mort. Mais de quel côté est le vivant,
de quel côté est le mort ? »
Que d’angoisse et de questions simples et irraisonnées
pour Fernand Ravinel ! Marié à Mireille, ce petit représentant de
commerce préfère sa maîtresse Lucienne. Ils
vont tous deux se débarrasser de Mireille, devenue gênante. Endormie, noyée dans la baignoire et déposée
au lavoir pour simuler un accident, voilà que le lendemain
le corps de Mireille a bel et bien disparu ! Hanté par la peur et la solitude, pris dans un tourbillon
d'angoisses, Fernand s'égare vers des raisonnements simples. Chaque mot, chaque pensée illustrent sa condamnation. Suspense
diabolique qui met mal à l’aise et qui ne laisse
aucun répit. Il faut avoir lu au moins une fois dans sa
vie cet admirable récit, devenu un classique du cinéma
grâce au chef-d'oeuvre de Henri-Georges Clouzot, Les
Diaboliques.
Pascale Arguedas
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