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Un court instant de grâce


Éditions Le Mot et le Reste

 

Les arbres ne nous répondent jamais,
mais ils nous regardent.

 

Aussi beau que son titre prometteur, ce neuvième roman d’André Bucher semble être la quintessence de toute son œuvre. Son écriture de plus en plus riche — force, rythme, images, contrastes —, la discrétion, la pudeur et l’engagement citoyen de ses personnages, l’harmonie des envolées lyriques mouchetées d’expressions touchant à une souriante et cavalière oralité... Un court instant de grâce délivre une vive émotion !

Dans une forme poétique et métaphorique, se lève un chant du monde gionesque qui dénonce la folie des hommes au détriment d’une gestion durable des forêts. Cette fois-ci la bande son est française, le décor campe sur la montagne de Palle, imposant récif au teint hâve et à la lumière souffreteuse, qui jaillit d’un océan de brume.

Les principaux accusés sont ceux qui soutiennent l’implantation d’une centrale thermique au cœur d’une forêt (de l’argent qui dort !), quitte à la décimer et mettre en péril tout un écosystème et sa région.

Enfin, comme dans La Vallée seule et La Montagne de la dernière chance, un animal apparaît en contrepoint pour éclairer les comportements humains. Après le cerf et le héron, voici le corbeau, sentinelle vigilante, jeteur de sortilèges et veilleur d’âme.

 

 

 

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