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Le Premier Homme


Éditions Gallimard

Il faudrait vivre en spectateur de sa propre vie.
Pour y ajouter le rêve qui l'achèverait.
Mais on vit, et les autres rêvent votre vie.

 

C'est cyclique et fréquent chez moi, cette envie de relire de vieux bouquins qui ornent mes étagères. J'en ai peu, un millier peut-être, c'est peu pour une vieille lectrice boulimique… mais plus femme de l'être que de l'avoir, je ne conserve que les compagnons que je relis. Et Camus à lui seul remplit une étagère entière, comme quelques autres (les poètes surtout, mais aussi Hugo, Stevenson, Zweig, Giono, Cendrars, Gracq, Desbordes, etc.).

Et Premier homme est toujours aussi émouvant. Ce livre hybride sur l'enfance — fait de morceaux qui une fois triés et rassemblés auraient contribué à l'élaboration du dernier roman de Camus, mort prématurément dans un accident de voiture — est probablement son plus bel ouvrage. Peut-être parce qu'il ne ressemble à aucun autre (roman, nouvelle, théâtre, essai), sûrement parce que tout ce que Camus aurait probablement retiré est resté. C'est en effet son livre le plus autobiographique, celui qui donne les clés pour mieux le cerner, comprendre sa sensibilité, ce qui l'a constitué, fait naître, être, écrire : origines familiales, rencontres et paysages d'Algérie, événements marquants de l'enfance, raisons de son engagement politique adulte, genèse de sa pensée.

 

 

 

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