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La Peste


Éditions Gallimard, collection "Folio".

 

La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent.
L’homme révolté

 

 

« Quand une guerre éclate, les gens disent : "Ça ne durera pas, c’est trop bête." Et sans doute une guerre est certainement trop bête, mais cela ne l’empêche pas de durer. La bêtise insiste toujours, on s’en apercevrait si l’on ne pensait pas toujours à soi. Nos concitoyens à cet égard étaient comme tout le monde, ils pensaient à eux-mêmes, autrement dit ils étaient humanistes : ils ne croyaient pas aux fléaux. Le fléau n’est pas à la mesure de l’homme, on se dit donc que le fléau est irréel, c’est un mauvais rêve qui va passer. Mais il ne passe pas toujours et, de mauvais rêve en mauvais rêve, ce sont les hommes qui passent, et les humanistes en premier lieu, parce qu’ils n’ont pas pris leur précaution. »

Dans les années 1940, une épidémie de peste s'abat sur la ville d'Oran. Jour après jour, le lecteur suit l'apparition et l'extension de la maladie. Il découvre les réactions de chacun des personnages face aux souffrances et à la mort : certains fuient, d'autres restent pour lutter. L’épidémie devient une histoire collective de l’étouffement, de la souffrance, dans une atmosphère de menace, de peur et de révolte, et dans la séparation, la solitude, l’exil.

 « La Peste, dont j’ai voulu qu’elle se lise sur plusieurs portées, a cependant comme contenu évident la lutte de la résistance européenne contre le nazisme. Comparée à L’Étranger, elle marque, sans discussion possible, le passage d’une attitude de révolte solitaire à la reconnaissance d’une communauté dont il faut partager les luttes. S’il y a évolution entre L’Étranger et La Peste, elle s’est faite dans le sens de la solidarité et de la participation. »

La Peste est un roman allégorique de toutes les faces du mal qui surprend l’humanité (guerres, fascismes, fléaux, calamités, catastrophes). C’est un récit, ancré dans le mythe, qui évoque l’injustice et la violence de tout mal imprévisible, et se termine par l’acceptation de luttes à venir. À travers ce grand roman, Albert Camus rend hommage à ceux qui affrontent la vie avec modestie et honnêteté, et nous invite à réfléchir sur les valeurs de solidarité et d'engagement.

 

 

 

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