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L'Épervier de Maheux


Éditions Robert Laffont

 

L’Enfance et la Gravité,
main dans la main,
opiniâtres fléaux sur terre.
Jean Carrière

 

L’Épervier de Maheux est une chronique de la survie, poignante, tragique et brillante. Une chronique d’une famille cévenole, dans un pays déserté qui se meurt. Écrit en deux parties, La Chute et L’épervier, ce drame d’une région désertée est incarné par la famille Reilhan. Un père meurt, une mère tire le diable par la queue, un fils fuit à la ville, un autre reste dans le Haut-Pays, à Maheux, tentant de s’accommoder d’un commerce rude avec le monde. Car de poésie, de ritournelle, pas l’ombre au-dessous de Mazel-de-Mort, grande tâche blafarde sur les cartes géographiques. Province dépeuplée, au climat tout en contrastes, rustre et brutal — combes noircies par l’hiver ou blanchies par la neige, heures torrides l’été quand la terrible fureur solaire délabre le décor, « faisant ressortir ses plaies et ses usures avec une indécence orientale ». Toute l’année, c’est le grand silence des pierres qui descend le long des pentes, le sinistre d’une terre abandonnée à la solitude de ses bois et de ses landes celtiques, un cirque désert, minéral, un écrasement des perspectives. Les nuages projettent des ombres froides et mouvantes, déprimantes. Les jours se ressemblent d’une manière accablante, glissant sur la vie pauvre et rudimentaire sans amener d’autres changements que celui des saisons. On y demeure immobile, impuissant à ralentir leur débâcle, pris dans une interminable agonie des heures, tandis qu’autour s’accélère leur mouvement circulaire.

 

 

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