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Cinq heures avec Mario


Éditions Verdier "Poche". Traduit de l'espagnol par Dominique Blanc. Titre original : Cinco horas con Mario.

 

 

Une femme vient de perdre son mari, prématurément emporté par une crise cardiaque. Après le départ des nombreux parents, amis et connaissances venus lui présenter leurs condoléances, elle reste seule pour veiller le corps. Sur la table de nuit, une Bible. Toute la nuit, la veuve feuillette le livre et lit les passages que son mari avait soulignés. Chacun d'eux provoque chez elle une réaction, un souvenir, un commentaire. Sa vie se reconstitue peu à peu dans ses erreurs et ses maladresses, à mesure que se dessine le personnage du mari défunt, bien différent de l'image qu'en avait son épouse, elle-même victime d'un milieu étriqué et dépourvu de générosité.

Ce monologue très pénétrant, écrit dans une langue familière et savoureuse, touche au plus profond de la société espagnole dans les années soixante. Qu'on ne s'y trompe pas : au-delà d'un prodigieux exercice de style et d'une critique acerbe de la société des hommes sous le régime franquiste, on rit souvent dans ce livre terrible écrit en 1966, car Miguel Delibes traite comme souvent le choc du bien contre le mal par le biais de la caricature. Magistral !

 

 

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