
Opium

Éditions
Livre de poche.
C’est
une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle
qui, partant de Londres, suit la voie des Indes pour se perdre
irrémédiablement dans l’empire de la Chine.
Un périple que l’on nomme la route du thé. Pour la première fois, en 1838, un homme va s’y aventurer,
décidé à percer les secrets des thés
vert, bleu et blanc, inconnus en Angleterre. Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant
irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée,
Lu Chen, l’invisible empereur du thé et Loan, une
chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule,
une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l’opium. Un amour que l’on
ne choisit pas.
Ce roman initiatique, dans la lignée de L’Apiculteur,
vous plonge dans une lecture parfumée louvoyant entre compassion
et amour envoûtant. Dans une écriture simple et légère, voici
l’analyse maquillée d’une quête intérieure
qui poussera notre héros au fin fond de la Chine de la
fin du 19e siècle. J’avoue avoir retrouvé un plaisir semblable à
la lecture musicale de Soie d’Alessandro Barricco. Peut-être est-ce simplement dû à cette Chine
mythique, où seule la poésie des mots peut nous
transmettre l’indicible dessein de tels aventuriers. Au
gré des silences, Maxence Fermine déclare : « Si tous les hommes se mettaient à chercher une
explication à la folie de leurs actes, il y a longtemps
qu'il n'y aurait plus d’aventuriers ». Peut-on lui donner tort ?
Pascale Arguedas
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