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Les Âmes fortes


Editions Folio

 

Après Un roi sans divertissement et Noé, Les Âmes fortes constitue le troisième volume des Chroniques de Jean Giono. Écrit en 1948-49, paru en 1950, cet ouvrage formidable est signé par un conteur hors pair. L’aspect novateur à l’époque de cette œuvre — où le sujet est présenté sous divers éclairages d’un agencement savant — en a dérouté plus d’un. Un changement de perspective et une technique de narration autre lui ont valu les plus basses adresses mais ne nous y trompons pas, cette chronique sur la vie provinciale et villageoise du XIXe siècle est passionnante, la mise en tension des passions et des rêves face à la réalité, l’analyse fouillée du Bien et du Mal, du mensonge et de la vérité, son mystère et toutes ses contradictions en font un véritable chef-d’œuvre. Les Âmes fortes a sans doute contribué à l'avènement de cette nouvelle époque romanesque que Nathalie Sarraute appela dès 1956 « l'ère du soupçon ».

Jean Giono écrivait en préface aux Chroniques romanesques (1962) : « Le  plan  complet des chroniques romanesques était fait en 1937. Il  comprenait une  vingtaine de titres dont quelques-uns étaient définitifs, comme Un Roi sans divertissement, Noé, Les Âmes  fortes, Les  Grands  chemins, Le  Moulin de Pologne, L’Iris de Suse etc. [...] Il s’agissait pour moi de composer les chroniques, ou la chronique, c’est-à-dire tout le passé d’anecdotes et de souvenirs, de ce « Sud imaginaire » dont j’avais, par mes romans précédents, composé la géographie et les caractères.[...] J’avais donc, par  un  certain  nombre  de  romans, Colline, Un de Baumugnes, Regain, Le Chant du monde, Le Grand troupeau, Batailles  dans  la  montagne etc.  créé  un  Sud imaginaire,  une  sorte  de  terre  australe,  et  je  voulais,  par  ces  chroniques,  donner  à  cette  invention géographique sa charpente de faits divers (tout aussi imaginaires). Je m’étais d’ailleurs aperçu que dans ce travail d’imagination, le drame du créateur aux prises avec le produit de sa création, ou côte à côte avec lui, avait  également  un  intérêt  qu’il  fallait  souligner,  si  je  voulais  donner  à  mon  œuvre  sa  véritable  dimension,  son authentique liberté de non-engagement. [...] Le thème même de la chronique me permet d’user de toutes les formes du récit, et même d’en inventer de nouvelles, quand elles sont nécessaires (et seulement quand elles sont exigées par le sujet). »

 

 

 

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