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Le Vertige


Traduit du russe par Bernard Abbots. Préface de Jean-Jacques Marie. Éditions Points.

 

Des témoignages, sur la monstruosité de la terreur stalinienne, il en existe des dizaines. Celui d’Evguénia S. Guinzbourg, composé de deux volumes initialement publiés en français en 1967, est une référence. Il rappelle celui de Soljenitsyne (L’Archipel du goulag), de Dostoïevski (Souvenirs de la maison des morts) et de Chalamov (Récits de la Kolyma). Ce qui le distingue est son ton d’inégalable sincérité, sa charge émotionnelle, son intensité dramatique, sa précision réaliste et son mélange de pathétique et d’humour.

Le Vertige est la chronique bouleversante d’une époque du culte de la personnalité à travers une communiste intellectuelle. C’est un avertissement sur la dictature et l’oppression qu’est capable d’infliger un État politique à sa cité, comme la terreur stalinienne qui a cruellement broyé l’existence d’Evguénia Guinzbourg. Ce récit reflète, avec une acuité rare, au-delà du destin tragique de l’auteur, tout un pan d’histoire intérieure de l’ex-URSS.

Evguénia Guinzbourg est née en 1906 à Moscou. Professeur à l’Université de Kazan, elle était mariée à Pavel Axionov, membre du secrétariat général du parti communiste de Tatarie et du Comité exécutif central des Soviets (l’organe théorique du pouvoir législatif) avec qui elle eut deux enfants. Elle n’avait jamais douté de la légitimité du parti communiste russe dont elle était militante jusqu’au 7 février 1937, jour où elle fut exclue du parti. Elle sera arrêtée le 15 février.

 

 

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