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Les Flamboyants d'Abidjan


Editions Stock

 

J'ai le sentiment de lire du Bouvier, du Lin Yutang, du Giono, du Cendrars, du Supervielle, et tant d’autres favoris, dans Vincent Hein. Pas étonnant que ses livres me nourrissent. Après l’Asie, voici l’Afrique et sa Côte d’Ivoire où l’auteur a passé une partie heureuse de son enfance. Les souvenirs intimes rassemblés dans cet ouvrage chaleureux, fraternel, tendre et mélancolique, n’étonneront pas ses lecteurs déjà conquis par son regard, son acuité, sa précision des descriptions mâtinées de légèreté. Depuis les vignettes d’Asie, sa plume s’est épanouie, enrichie et c’est peu dire le bonheur de lecture qu’elle procure.

Plaisir indicible que ce vagabondage mémoriel, raisonnable à sa manière et sagement désenchanté. Sa philosophie gaie et légère, peu idéaliste et fortement réaliste, nourrit une solide jouissance de la vie. Le Clézio écrivait dans L’Africain, « Si je n’avais pas eu cette connaissance charnelle de l’Afrique, si je n’avais pas reçu cet héritage de ma vie avant ma naissance, que serais-je devenu ? ». Vincent Hein le rejoint, y ayant découvert les prémices d’une aptitude au bonheur simple d’être au monde : « J’écoutais, j’observais, je rêvais, je mûrissais comme un fruit. Bref, j’entrais en moi et j’essayais d’entrer dans le monde. »

 

 

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