accueil

 

 

L'Arbre à singes


Editions Denoël et Arléa, collection « Poche ».

 

Nous avions quitté Vincent Hein en 2008 A l’est des nuages. En 2010, accompagné de sa femme et de son fils, il s’éloigne de Pékin et voyage alentour. A l’image de Nicolas Bouvier, il nous rapporte des vignettes du vide et du plein. Entre vie, rêves, souvenirs, désir et mort, ce flâneur dilettante déambule librement dans les ruelles urbaines et campagnes d’Asie. De ces journées « faites de rien », plantées dans les décors d’une frugalité canonique, Vincent Hein vit l’instant avec le courage et l’envie de ne résister à rien. Avec juste ce qu’il faut de brise pour donner du mouvement au paysage, il décrit minutieusement ce qui s’offre à tous ses sens en alerte. La langue est riche sans excès, raffinée, superbe, preuve que l'on peut être à la fois grand voyageur, poète nomade et grappilleur de grand style.

Rôdeur ébloui, vagabond de l'infini, sans boussole sinon celle du dehors et du dedans, Vincent Hein croit au hasard, au fait qu'il faut se laisser porter par les choses et les courants. Voyageur de l'âme, tourneur de planète et de soi, il n’en finit pas de convaincre en partageant ses errances avec une justesse de peintre et une jubilation enfantine. Ses épures donnent du relief à toute chose vue, entendue, subie, fraternellement échangée. « Purs coups de pinceau, taches de lumière, qui ont la forme de terre et de mer, et une paix de sommeil vivant. », comme l’écrivait Pier Paolo Pasolini dans La Longue Route de sable.

 

Pour recevoir la suite de la chronique (et non le livre) en pdf et par email :

 

 

 

© 2002-2020 - Pascale Arguedas
Les textes et graphiques sont la propriété exclusive du site, ou de leurs auteurs lorsque indiqué. Ils ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Le site contient des liens externes vers d'autres sites. Le contenu et la présentation de ces sites demeurent la responsabilité de leur propriétaire.