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Un lac immense et blanc


Éditions Sabine Wespieser

 

 

Seul l’hiver est la saison de l’âme…
Cesare Pavese, Le Diable sur les collines

 

Michèle Lesbre nous offre un magnifique récit, aussi bref qu’élégant. S’éloignant de la fiction romanesque, tout en la mêlant à un vécu personnel, elle ne s’est jamais tant dévoilée qu’ici, entre le Jardin des plantes de Paris, Ferrare, une ville d’Italie et un Café lunaire qui cristallise ses souvenirs. On la retrouve toute entière dans cette centaine de pages mélancoliques. Par un matin de neige, l’attente d’un étranger sur un quai de gare — un homme qui n’arrive pas — ouvre grand l’espace de son errance sentimentale, de son attention aux anonymes parfois pressés, un peu ahuris souvent, qu’elle croise et dévisage. Le décalage induit une fuite en arrière vers un passé rebelle, une enfance campagnarde, un amour perdu, une complicité militante à jamais disparue. Antoine, l’amant en colère de ses années 60 révolutionnaires, occupe subtilement le champ de sa fouille onirique. Elle se remémore des partages fougueux, la résistance clandestine, insolente et joyeuse, l’abandon, la disparition, l’impuissance. Le voyage comme le temps s’étire entre instants douloureux et bonheur triste du souvenir.

 

 

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