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Lettres à Lili Brik

(1917-1930)


Éditions Gallimard, collection "L’Imaginaire". Traduit du russe par Andrée Robel. Présentation de Claude Frioux.

 

 

Vladimir Vladimirovitch Maïakovski (1893-1930), personnage truculent et provocateur, fut très actif pendant la révolution bolchévique et fit de son art un véritable instrument de propagande. Auteur satirique et humoristique, il publia des poèmes, des pièces de théâtre et se donna la mort — déception politique ou amoureuse ? — en emportant avec lui les dernières folles espérances de la Russie communiste. En 1913, il rencontra la jeune Elsa Kagan (future Elsa Triolet, 17 ans) qui devint sa maîtresse, et en 1915, sa sœur aînée, Lili Brik, dont il tomba éperdument amoureux. Lili Brik partagea quinze ans de sa vie, de 1915 jusqu'à sa mort. Alors qu’elle était mariée depuis 1912 à Ossip Brik - qu’elle connut à l’âge de treize ans - elle lui annonça son amour pour Maïakovski, un ami très proche d’Ossip, lié par des idées voisines et un travail littéraire commun. Ils décidèrent, au lieu de se séparer, de vivre ensemble, spirituellement et territorialement. « Lili Iourevna Brik fut la femme de sa vie (Maïakovski) au sens total, extraordinaire du mot. Sœur aînée d'Elsa Triolet, elle devait rayonner par son charme et son esprit sur toute la culture russe d'avant-garde, de 1915 à nos jours. Pour Maïakovski, elle est d'abord une grande passion qui éclate en 1915 - le poète a vingt-deux ans - et culmine en 1923. Une vraie passion de légende avec son mélange de torture et de transport, avec l'affrontement de deux personnalités aiguës, jalousement indépendantes, avec aussi l'expérience d'une longue tendresse quotidienne sur le fond dantesque de la guerre civile. Toute l'œuvre lyrique de Maïakovski est inspirée nominalement par Lili Brik. Avec un intérêt dynamique et éclairé, Lili Brik prendra directement part à toutes les entreprises littéraires de Maïakovski: la joyeuse bande futuriste de 1915 et sa bohème, l'ascétique engagement militant des années de révolution, les revues du "Front de gauche des arts" où de 1923 à 1929 Maïakovski a héroïquement lutté pour l'esthétique moderne. » extrait de la préface

 

 

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