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Comme l'ombre qui s'en va


J’écrivais pour m’approprier de manière illusoire
ce que j’étais incapable d’entreprendre dans ma vie.

 

Antonio Muñoz Molina, écrivain espagnol contemporain, fait partie de mon Panthéon littéraire. A chaque nouvelle parution, je suis tentée d’écrire que c’est son plus beau livre. Avec Comme l'ombre qui s'en va, enquête à la fois intime et historique, doublée d'une réflexion sur les pouvoirs conjugués du réel et de la fiction, il revisite l’assassinat d’un prêcheur d’Atlanta à la sentence bien connue : I have a dream.

Le 4 avril 1968, James Earl Ray assassine Martin Luther King à Memphis, prend la fuite, se cache dix jours à Lisbonne où, en 2013, Antonio Muñoz Molina part sur ses traces et se remémore son premier voyage dans la capitale portugaise, alors qu’il essayait d’écrire L’Hiver à Lisbonne. Il avait presque trente ans de moins, était un écrivain débutant en peine, un jeune père inquiet sur le point d'avoir son deuxième enfant, faisait acte de présence dans un travail alimentaire inintéressant (fonctionnaire municipal de Grenade) qui lui bouffait tout son temps de création. La reconstruction du parcours de l’assassin croise en alternance le propre passé de l’auteur.

A la fois thriller et work in progress à rebours, cet ouvrage d’un nouveau genre est fascinant !

 

 

 

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