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L'Ennui


Éditions GF-Flammarion. Traduit de l’italien par Claude Poncet. Titre original : La Noia.

 

 

« Mais il n'est pas facile, lorsque l'on s'ennuie, de penser avec continuité à quelque chose. Pour moi, l'ennui était semblable à une sorte de brume dans laquelle ma pensée s'égarait constamment, n'entrevoyant que par intermittences quelque détail de la réalité ; comme l'on se retrouve dans un brouillard dense et qu'on aperçoit tantôt le coin d'une maison, tantôt la figure d'un passant, ou bien quelque autre objet, mais pour instant seulement et l'instant d'après ils ont disparu. »

Considéré comme un témoignage sur une société à une période donnée, L’Ennui (1960) est le meilleur roman d'Alberto Moravia, et peut-être le plus noir, celui où son radicalisme est le plus poussé, ce qui contribue d’ailleurs à la sombre beauté de l’œuvre. Conçu comme un essai conduisant jusqu’à son terme logique une réflexion systématique, il est construit d’une façon simple et linéaire et se concentre sur la problématique de l’adhésion au monde.

Dino, un riche bourgeois romain de trente-sept ans, s’ennuie depuis toujours. Méprisant une richesse qu’il tient de sa mère, qu’il rejette tout en en vivant, il espère rompre avec son ennui en la quittant et s’installe dans le quartier des artistes où il se consacre à la peinture abstraite. Sa vocation de peintre n’étant qu’un remède à son mal, il échoue et produit des œuvres sans valeur. Il décide alors d’abdiquer et, renonçant à ses velléités de révolte, retourne vivre chez sa mère.

 

 

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