accueil

 

 

Tous les hommes du roi


Traduction revue, corrigée et complétée de l'anglais par Pierre Singer. Version intégrale. Postface de Michel Mohrt. Titre original : All The King’s men. Éditions Monsieur Toussaint Louverture, collection "Les Grands Animaux".

 

L'homme est conçu dans le péché et élevé dans la corruption,
il ne fait que passer de la puanteur des couches
à la pestilence du linceul.
Il y a toujours quelque chose à déterrer.

 

« Seul écrivain à avoir reçu trois prix Pulitzer, Robert Penn Warren (1905-1989) est aux côtés de Faulkner, Fitzgerald et Hemingway, l’un des plus grands écrivains américains. Poète, essayiste, universitaire, romancier, critique, son œuvre est tout entière traversée d’une réflexion sur le tumulte qu’est l’Histoire, et sur l’identité de l’homme à travers la perte de son innocence. Armé de la méticuleuse démarche de l’historien et de l’œil avisé du photographe, il a démontré dans chacun de ses livres une farouche volonté de capturer le réel et d’en faire un héritage. Convaincu que la plupart du temps la réalité n’est que le produit de nos fantasmes, ou de notre mal de vivre, Penn Warren était un "de ces partisans de l’intranquillité, jamais aussi à l’aise dans leur art que lorsqu’ils mettent le doigt là où ça fait mal, et qui nous rappellent que la vie ne saurait être dignement vécue qu’en acceptant de prendre à son compte les mauvais souvenirs en même temps que les bons; qu’en acceptant de refuser l’oubli." Si son exploration des questions métaphysiques et morales flirte avec la philosophie, elle offre surtout une perspective poétique au monde. Pivot de sa carrière, reflet d’une remise en question, cœur d’une recherche de soi à l’issue de laquelle Penn Warren sortira comme « converti », grande œuvre intemporelle, voici Tous les hommes du roi. »

Avec une telle entrée en matière, on ne peut que se précipiter ! Tous les hommes du roi nous est présenté comme LE chef-d’œuvre de Robert Penn Warren par les éditions Monsieur Toussaint Louverture qui le rééditent dans une nouvelle traduction, moderne et léchée. Livre refermé, je suis prise de nostalgie, j’en aurais tant lu encore, malgré les 630 pages que je viens de savourer… Mais d’abord, saluons l’audace éditoriale de faire reparaître (à bas prix — 13.50 € — et dans un écrin : jaquette dorée, livre broché qui associe par son aspect souple, un confort de prise en main et un plaisir de lecture) cette œuvre majeure jusqu’alors injustement ignorée en France. Car oui, c’est un chef-d’œuvre !

 

 

 

Pour recevoir la suite de la chronique (et non le livre) en pdf et par email :

 

 

 

© 2002-2020 - Pascale Arguedas
Les textes et graphiques sont la propriété exclusive du site, ou de leurs auteurs lorsque indiqué. Ils ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Le site contient des liens externes vers d'autres sites. Le contenu et la présentation de ces sites demeurent la responsabilité de leur propriétaire.