accueil

 

 

Les Choses


Éditions Pocket

 

 

Ils auraient voulu que leur histoire soit l’histoire du bonheur ;
elle n’était, trop souvent, que celle d’un bonheur menacé.

 

Les Choses (1965), premier livre de Georges Perec, couronné par le prix Renaudot, valut à son auteur une notoriété immédiate. Ce court récit, sous-titré « Une histoire des années soixante », séduisit par la précision quasi scientifique du tableau qu'il semblait dresser de la société contemporaine, autant que par l'étrangeté d'un style qui l'inscrivait, bien que Perec s'en défendît, dans la mouvance du Nouveau Roman. Le livre gagna encore en considération lorsque, quelques années plus tard, les événements parurent en faire, rétrospectivement, un présage de Mai 68.

Cinquante ans après parution, je relis ce texte d'avant-garde devenu un classique. Il annonce en effet jusque dans les moindres détails la France consumériste du XXIe siècle. Mais n’est-ce toujours qu’un simple et magistral réquisitoire ? Cette simplification, que Perec a toujours refusée — « C'est qu'il y a entre les choses du monde moderne et le bonheur, un rapport obligé... Ceux qui se sont imaginé que je condamnais la société de consommation n'ont vraiment rien compris à mon livre. Mais ce bonheur demeure possible ; car, dans notre société capitaliste, c'est : choses promises ne sont pas choses dues. » — occulte son originalité littéraire.

 

 

Pour recevoir la suite de la chronique (et non le livre) en pdf et par email :

 

 

 

 

 

 

© 2002-2020 - Pascale Arguedas
Les textes et graphiques sont la propriété exclusive du site, ou de leurs auteurs lorsque indiqué. Ils ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Le site contient des liens externes vers d'autres sites. Le contenu et la présentation de ces sites demeurent la responsabilité de leur propriétaire.