accueil

 

 

Le Nom sur le bout de la langue


Éditions P.O.L et Gallimard, collection "Folio".

 

 

Une jeune femme promet à un Seigneur de retenir son nom, en échange d'un bien qu'il lui offre et lui permettra d'épouser l'homme qu'elle aime. Seul impératif : s'en souvenir dans un an, sinon elle deviendra sienne. Le nom fera défaut, plongera le couple dans l'épouvante et l'effroi, jusqu'à la délivrance.

Ce conte médiéval qui ouvre le livre alimente une deuxième partie qui interroge la langue et les mots. Pascal Quignard plonge à la fois dans sa biographie et dans notre culture pour réfléchir sur ces moments de stupéfaction où nous disparaissons dans le mystère de la langue. « Nous ne sommes pas des êtres parlants, nous le devenons. Le langage est un acquis précaire, qui n'est ni à l'origine ni même à la fin car souvent la parole erre et se perd avant même que la vie cesse. […] Nous ne sommes pas une espèce qui « possède » le langage. Nous l’acquérons tant bien que mal à partir de l’âge de dix-huit mois jusqu’à l’âge de sept ans. Nous le perdons dans l’angoisse et plus encore en vieillissant. Le langage ne nous définit pas : il défaille en nous. » Il rappelle les propos passionnants du psychanalyste Jean-Bertrand Pontalis.

 

 

 

Pour recevoir la suite de la chronique (et non le livre) en pdf et par email :

 

 

 

 

 

 

© 2002-2020 - Pascale Arguedas
Les textes et graphiques sont la propriété exclusive du site, ou de leurs auteurs lorsque indiqué. Ils ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Le site contient des liens externes vers d'autres sites. Le contenu et la présentation de ces sites demeurent la responsabilité de leur propriétaire.