accueil

 

 

Cox ou la course du temps


Éditions Albin Michel. Traduit de l’allemand (Autriche) par Bernard Kreiss. Titre original : Cox oder der Lauf der Zeit.

 

 

Qui n’a jamais lu cet immense écrivain autrichien a de belles heures de lecture devant lui. Quel que soit le registre exploré, il ne cesse de fasciner. Après le lyrisme sauvage d'un long poème, La Montagne volante, la géopoétique traversant les temps et les âmes de son Atlas d’un homme inquiet, Christoph Ransmayr renoue avec le roman. Mêlant habilement l’Histoire au conte philosophique en une peinture qui s’apparente au lavis d’un peintre chinois, l’écrivain signe une admirable réflexion sur la fugacité du temps, dans un style toujours éblouissant.

Dans la Chine du XVIIIe siècle, l’anglais Alistair Cox, le plus célèbre constructeur d’horloges et d’automates du monde occidental, fait la moitié du tour de la terre à la voile, navigue à contre-courant jusqu’à Beijing, sur un cours d’eau artificiel creusé par des millions d’esclaves, et passe un automne entier dans une cour d’opérette pour satisfaire une commande singulière de l’empereur Qianlong.

Ce tout-puissant invisible, Seigneur des Dix Mille Ans, grand architecte de l’empire, chef de guerre et poète, veut mesurer le cours d’une vie sous l’aspect de son tempo variable. Il veut mesurer la vitesse de défilement du temps suivant les divers épisodes d’une vie d’homme (enfant, amant, agonisant). Cox doit lui construire une horloge qui mesure non pas la durée mais la course du temps volatil. L’horloge des horloges. Une horloge pour l’éternité.

 

 

Pour recevoir la suite de la chronique (et non le livre) en pdf et par email :

 

 

 

© 2002-2020 - Pascale Arguedas
Les textes et graphiques sont la propriété exclusive du site, ou de leurs auteurs lorsque indiqué. Ils ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Le site contient des liens externes vers d'autres sites. Le contenu et la présentation de ces sites demeurent la responsabilité de leur propriétaire.