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Cyrano de Bergerac


Éditions J’ai lu

 

 

Comédie héroïque en cinq actes en vers. Cadet de Gascogne, Cyrano de Bergerac, affligé d’un trop long nez, aime en secret sa cousine Roxane. Il se console en prêtant les séductions de son esprit et de sa bravoure à son ami Christian de Neuvilette, amoureux lui aussi de Roxane. Par amour pour elle, Cyrano, se fait l’ami le plus fidèle.

Cyrano de Bergerac est à Rostand ce que le Boléro est à Ravel, l’œuvre la plus jouée au monde. Un succès populaire qui ne s’essouffle pas, un siècle après sa création. Une pièce moderne et inattendue. « J’étais, écrit Rostand, depuis longtemps poursuivi par ce personnage de Cyrano. Il me hantait dès le collège. J’avais à Luchon, un ami que je voyais chaque jour. Il était amoureux d’une fille, mais il s’y prenait mal pour faire sa cour. J’eus pitié de lui et, le jeu m’intéressant, j’entrepris de la traiter comme un malade. » Les actions s’enchaînent se multiplient. Rostand a créé un personnage profondément tragique, aux mots d’esprit. Il a su habilement mélanger les tonalités. Sur le thème de l’échec et de l’homme conquérant, Rostand imprime sa verve et son esprit burlesque. Il ose introduire des termes vulgaires, comiques et archaïques pour aborder sans prétention des sujets nobles et sérieux. Il glisse avec autant d’adresse qu’un épéiste, les touches de satires sociales politiques et littéraires, sans oublier quelques allusions à l’actualité. Le dénouement sublime bouleverse. Rostand nous offre avec ce Cyrano la recette du succès populaire. Pas de doute : « À la fin de l’envoi, il touche ! »

Carole Garcia