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La Fleur du temps (1983-1987)


Éditions Folio

 

Le bonheur a les yeux fermés
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Deuxième tome du Journal de Claude Roy, La Fleur du temps, qui suit Permis de séjour, continue d'être écrit à l'humeur du jour sous forme de poèmes, aphorismes, rencontres, chroniques littéraires et récits de voyages. Pendant ces quatre années, le répit (la maladie se faisant plus discrète) laisse place à un vif désir de clairvoyance et de lucidité, à la confiance aussi, et à l'illusion de la bienveillance. « Le caractère que j'ai acquis cette année, c'est un mélange de pessimisme radical et de joie en sourdine. Pessimisme de celui qui sait bien que "ça ne durera pas". Bonheur (avec pédale douce) de celui qui s'émerveille que ça ait pu encore durer. »

Claude Roy ne s'économise pas pour autant, au risque de perdre sa vie. Son espèce de joie qu'il a à résister, à se défendre avec acharnement contre tout pessimisme, il le doit à un sentiment nouveau de surplomb, de vue panoramique, comme s'il s'élevait de très haut au-dessus du paysage, ce qui lui procure gaieté, espoir et compassion. Pas dupe pour autant, il sait que les vraies raisons se cachent, demandent qu'on les devine et pour passer inaperçues se déguisent en hasard ou folie. Adepte de la contemplation du vide, de la méditation zen, il écrit non sans humour : « Il y a deux hommes en moi, l'aveugle, et celui qui aide l'aveugle à traverser la route. […] Réduis ta voile, dit le sage, et la tempête ne te fera pas chavirer. Ni le vent avancer à la découverte, dit le fou. »

 

 

 

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