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La Légende des montagnes qui naviguent


Traduit de l'italien par Béatrice Vierne. Éditions Arthaud.

 

« Mon cher ami, ton voyage t’ouvrira la porte d’un monde oublié et méconnu. Tu trouveras l’âme d’un pays malheureux aimé de tous, sauf des Italiens. »

 


Journaliste, reporter de guerre, Paolo Rumiz est aussi un remarquable écrivain-voyageur, dans la veine de Nicolas Bouvier. Quelques-uns de ses livres, tous passionnants, ont été traduit en français par les belles éditions Hoëbeke : Aux frontières de l’Europe (2011) ; L’ombre d’Hannibal (2012) ; Pô, le roman d’un fleuve (2014); Le Phare, voyage immobile (2015).

Paolo Rumiz est atteint, chaque année, d'un étrange syndrome, l'inquiétude migratoire : « Chaque printemps, chaque automne, lorsque les couleurs et les odeurs changent, je suis saisi par une furieuse envie de partir. J'éprouve la même fébrilité que les canards de Sibérie, lorsqu'ils font leur toilette en ébouriffant leurs plumes, avant de filer vers le Grand Nord. Peut-être est-ce une nostalgie nomadique immémoriale ? » Entre le printemps 2003 et l’été 2006, il a parcouru huit mille kilomètres en suivant la colonne vertébrale de l'Europe que constituent les Alpes et les Apennins. À pied, à vélo, en train, en Topolino — la Fiat 500, la même que celle de Bouvier, celle née sous le fascisme mussolinien, qu’il surnomme Nerina et rappelle Modestine de Stevenson, par son allure et ses caprices — il est passé par la Slovénie, l’Autriche, la Suisse, la France, puis a descendu l’Italie des villages jusqu’à l’extrême pointe sud de la botte, en Calabre. « Parti pour m’échapper du monde, j’ai fini, au contraire, par en trouver un autre : à ma grande surprise, mon voyage s’est transformé en révélation d’un univers vivant et secret. »

La Légende des montagnes qui naviguent est le journal de bord de ce périple géoculturel, doublé d’une analyse sociologique, qui nous emmène loin des endroits où règnent le mensonge et le vacarme, dans des montagnes ou de petites vallées orientées, telles des antennes paraboliques, vers un silence planétaire. « Émerveillé par la beauté fabuleuse du paysage humain et naturel, mis en rage par le pouvoir qui n’en tient aucun compte », Paolo Rumiz écoute, rencontre, savoure, transcrit, prend parti, rouspète, laisse exploser sa colère, ravit, toujours. Édité en 2007 en Italie, il aura fallu dix ans pour qu’une traduction française de La Légende des montagnes qui naviguent nous parvienne. Que les éditions Arthaud en soient remerciées ainsi que Béatrice Vierne, la traductrice !

 

 

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