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Le Sourire étrusque


Éditions Métailié, collections brochée et "Suites". Traduit de l'espagnol par Françoise Duscha-Calandre.

 

 

Une histoire empreinte d'émotion et de tendresse, bouleversant de justesse et de talent, d'une grande humanité. C’est un hymne à la vie, à l'autre. Un vieux paysan calabrais malade arrive chez son fils à Milan pour y subir des examens. Il déteste la vie dans le nord, cette ville hostile et son ciel gris, mais c'est là qu'il découvre son dernier amour : son petit fils, Bruno, qui porte le nom que ses camarades partisans lui avaient donné au temps du maquis. Et, sur le chemin qui le rapproche de la fin de sa vie, c'est aussi la rencontre d'une femme et la révélation de la nature profonde de l'amour que la dureté de son monde ne lui avait jamais donné à connaître : tendresse et complicité. Au contact de cette femme, mais peut-être encore plus à celui de l'enfant, les derniers jours du vieil homme prennent un tout autre sens, en même temps qu'il donne au petit de la ville de véritables racines. Dans ce roman plein de tendresse, d'humour et d'émotion, l'approche de la mort, la vieillesse, offrent encore de formidables moments de bonheur et d'apprentissage, qui mènent à la plénitude et à la sérénité si bien représentées par le fameux sourire étrusque.

Salvatore observe dans un musée le sarcophage étrusque d'un jeune couple, dont les visages sont illuminés d'un large sourire. Qu’est ce qui leur a permis de sourire jusque dans la mort ? Quel est ce secret de vie ? C'est toute l'idée de ce roman qui va montrer les réalités d'une Italie à plusieurs vitesses. Une histoire d'amour, de résistance et de mort qui se joue du temps. Durant ces quelques mois passés à Milan, où il est venu à regret et méfiant, Salvatore va s'éveiller à une autre vie. Au contact de son petit-fils, il va se découvrir une âme de grand-père attentionné qui n’espère plus qu’une chose : vivre encore quelques mois pour voir grandir son petit-fils, lui inculquer les valeurs auxquelles il croit et lui donner des racines que ses parents milanais ne sauraient lui transmettre. Au cours de longs monologues, il léguera au petit l’histoire de sa vie et de sa lutte comme partisan pendant la guerre. Au contact de la veuve Hortancia, toute sa tendresse refait surface sous une carapace de paysan bourru, terre à terre et au grand cœur. L'Italien, ici dépeint par un écrivain espagnol, est plein de verve et d'humour : sourires et éclats de rire sont au rendez-vous.

Pascale Arguedas

 

 

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