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Le Fracas des nuages


Éditions Le Castor Astral

 

 

« Embringué dans le siècle, immergé dans la vie, l’auteur saisit au vol sensations, sentiments, énervements, enthousiasmes, répulsions. Jour après jour, il épingle son butin dans les pages de son livre. Et cela se mêle et s’entrechoque, se contamine, se télescope et s’abîme au rythme haletant de la vie où, dans un kaléidoscope permanent, passent bribes de lecture, copeaux de pensée, rencontres réelles et imaginaires, plaintes, jubilations et râles… Fascinant désordre. À travers le texte, surgit sans cesse le leitmotiv lancinant d’un érotisme jubilatoire qui conjure encore et encore l’inextinguible fascination de la femme : adoration et convoitise, tendresse et passion. La rêver nue, la dévêtir, l’étreindre, la pénétrer… Douce et violente démence du sexe. Les mots du désir et de l’assouvissement ne passent pas par les détours de métaphores botaniques, mais émergent à fleur de peau, à fleur de muqueuse… Il est rare qu’un auteur exprime les choses du corps et du sexe d’une manière aussi directe et explicite sans jamais dévier vers la vulgarité : le lecteur lira avec ravissement ces éloges de la jouissance partagée. Car l’amante est présente. Et elle répond. Un fulgurant acquiescement à la vie et au plaisir, malgré les déprimes et les angoisses, malgré les noires échardes de l’histoire humaine. »

Dans ce troisième mouvement du Murmure du monde (T1 : Le Murmure du monde ; T 2 : La Trame des jours) Lambert Schlechter demeure un éternel lecteur érudit et un homme profondément vivant, qui écrit dans l'ombre d'une Histoire qui le blesse et l'interroge et celle de la camarde qui le taraude. Ce magnifique poète du fragment, polyglotte, fou de Montaigne et de Bach, anticlérical volontiers virulent, se livre amoureusement et jouissivement, sans détours, dans un opus qui s'apparente à un journal sans date. Au fil des jours et à fleur de peau, on le suit durant une année (2010-2011) au gré de ses humeurs, envies, pérégrinations, interrogations, lectures, amours. On le lit lentement, très lentement, pour savourer notre chance de lecteur et tenter aussi parfois de le suivre, tant les choses dites sont denses, interrogeantes, émouvantes...

Pascale Arguedas

 

 

 

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