accueil

 

 

La Fin est mon commencement


Traduit de l’italien par Fabienne-Andréa Costa. Éditions Les Arènes-Éditions Intervalles. Titre original : La fine è il moi inizio/Un padre raconta al figlio il grande viaggio della vita. (Paru en 2010 aux Editions Points sous le titre Le Grand voyage de la vie)

 

Est-il possible de sauver la beauté du monde
qui réside dans sa diversité même ?

 

Éloge de la diversité et de la beauté du monde, ce singulier et formidable voyage dans une vie intense invite le lecteur à prendre la sienne en mains. Politique, humanité, temps, vérité, subjectivité, Histoire, non-violence, passion, courage, lâcher prise sont les différents thèmes abordés avec une sincérité exemplaire. Riche d’une pensée lucide et réaliste, plein d’allant et de contradictions, ce livre de dialogues en tête à cœur, rempli de paix et de complicité, invite à la prise de conscience. Se dessine au fil des pages la personnalité exemplaire d’un homme de caractère qui aborde légèrement des questions graves, voyage allègrement dans notre Histoire récente, s’envole, rit, émeut.

Tiziano Terzani (1938-2004), enfant pauvre florentin, sortit de la meilleure université de droit d'Italie. Jeune marié, il refusa un poste à la banque pour diriger le personnel d'Olivetti, puis obtint une bourse aux États-Unis où il apprit le chinois. À trente-trois ans il osa frapper à la porte d’un hebdomadaire allemand d’investigation pour proposer ses services comme correspondant en Asie. Miraculeusement engagé, ce fut le début d’une vie aventureuse. Pendant près de trente ans Tiziano Terzani travailla pour Der Spiegel et Corriere della Sera. Il assista sur le terrain à tous les grands tournants de l’histoire à l’Est de l’Europe, depuis la chute de Saigon, au génocide khmer, à la Chine maoïste, à la Thaïlande ou au Japon, à l’horreur de Sakhaline ou à la chute de l’empire soviétique dont il fut le témoin. Sceptique par nature, rationaliste et détaché de toute idéologie (« de toute ma vie, je n’ai jamais eu la carte d’aucun parti »), Tiziano Terzani était un défenseur ardent du dialogue des cultures, voulait sortir de la norme et changer les choses parce qu’il vivait dans un monde où il se sentait à l’étroit. Le désir de fuir fut le moteur de sa vie.

Cette légende du grand reportage se détacha de son métier durant les années 1990 pour se retirer dans une cabane et méditer sur la vie. Sentant l’heure du départ venir, ce père de soixante-six ans appela à ses côtés son fils de trente-cinq ans pour lui transmettre l'essentiel : son héritage de sagesse et d’humanité, en se remémorant ses rêves et déceptions. Ce livre de dialogues posthume, mis en forme par le fils, est le parcours d'un beau parleur grande gueule parti chercher « les autres » en Asie, pour finir par se trouver lui-même, chez lui, sur les collines au-dessus de Florence, entouré de silence.

Un grand livre.

 

 

Pour recevoir la suite de la chronique (et non le livre) en pdf et par email :

 

 

 

© 2002-2020 - Pascale Arguedas
Les textes et graphiques sont la propriété exclusive du site, ou de leurs auteurs lorsque indiqué. Ils ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable. Le site contient des liens externes vers d'autres sites. Le contenu et la présentation de ces sites demeurent la responsabilité de leur propriétaire.