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La Bête humaine


Éditions Livre de poche

 

 

« Héros de la Bête humaine, Jacques Lantier est un homme paisible, doux, instruit, qui s'est élevé au rang d'employé pour découvrir qu'il portait en lui une sorte de mal absolu : le besoin de tuer », écrit Jacques Dubois, spécialiste de l'œuvre de Zola. Et tel est le paradoxe de ce roman, l'un des plus représentatifs du courant naturaliste, où les gares et les trains — la locomotive baptisée la Lison, surtout, au centre du drame — sont le théâtre de la folie homicide du jeune machiniste. La Bête humaine est ici suivie de son Ébauche — fascinant roman du roman écrit par Zola — présentée par un autre spécialiste du grand écrivain, Jean-Pierre Leduc-Adine.

Grande affaire du XIXe siècle et plus particulièrement du Second Empire, le chemin de fer se vit chargé par les chantres du progrès technique d'une signification symbolique que Zola a tenté d'exprimer dans La Bête humaine : force de vie, le train fécondait la nation et représentait la marche en avant de l'humanité. Et la locomotive, « bête domptée dont il faut se méfier toujours », n'est pas le moindre des protagonistes de ce dix-septième volume des Rougon-Macquart. Élevée au rang d'allégorie épique, elle incarne à la fois l'instinct de mort et la marche en avant de la civilisation, semblable en cela à la bête humaine chez qui coexistent les pulsions bestiales et la progression morale et intellectuelle.

Pascale Arguedas

 

 

 

 

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